Bangui, le 31 mars 2026 (RJDH)—Le mois de mars 2025 a été très mouvementé pour l’ONG médicale Médecins Sans Frontières de République Centrafricaine. Deux évènements révèlent un possible malaise dans les relations entre le pouvoir et cette organisation.
Les deux dernières semaines ont été difficiles pour MSF en République Centrafricaine. Mi-mars, un de ses employés de nationalité française accusé d’activités subversives, est arrêté dans le sud-est et transféré à Bangui. Cet épisode ayant coïncidé à la visite du patron de la diplomatie française en terre centrafricaine, a pu être géré au niveau stratégique avec l’intervention directes des autorités.
Libéré, ce ressortissant français est aussitôt rentré chez lui. Cette arrestation et surtout les accusations brandies sont un véritable affront pour cette organisation qui injecte plusieurs milliards par année pour soutenir l’accès aux soins des populations centrafricaines.
Deux semaines après, le Ministre de la Santé accuse la même organisation de ne pas respecter les termes du mémorandum d’entente et décide de suspendre une entité que l’ONG a créée pour répondre aux urgences médicales.
Ces deux évènements semblent cacher un malaise dans les relations entre les deux parties. Notons que l’ONG MSF est aujourd’hui l’organisation médicale ayant la plus grande couverture en République Centrafricaine.
La rédaction du RJDH
Santé
Centrafrique : l’ONG IMC annonce la fin de son soutien à l’hôpital de Bria à partir du 1er avril, faute de financement
BRIA, le 26 mars 2026 (RJDH) — Dans son rapport humanitaire de mars 2026, l’ONG internationale International Medical Corps (IMC) a annoncé la suspension de ses interventions médicales à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Cette décision concerne notamment les services de maternité et de pédiatrie de l’hôpital de Bria, ainsi que 12 formations sanitaires (FOSA) soutenues par l’organisation.
L’ONG internationale IMC a précisé qu’elle mettra fin à son appui à ces structures à compter du 1er avril 2026, en raison d’un manque de financement.
À partir de cette date, les structures sanitaires concernées devraient appliquer un système de recouvrement des coûts, une mesure qui pourrait impacter l’ensemble de la population, y compris les personnes déplacées internes (PDI) et les retournés spontanés.
Selon le rapport, environ 18 921 personnes, dont 13 439 femmes enceintes et 5 482 enfants âgés de 0 à 5 ans, soit près de 14 % de la population des aires de santé concernées, pourraient être affectées par cette interruption de l’assistance.
Depuis 2007 en RCA, International Medical Corps fournit des services vitaux aux personnes déplacées internes, aux réfugiés et aux communautés d’accueil touchées par le conflit en RCA. Cette organisation reste l’une des rares organisations internationales présentes dans la région nord-est troublée du pays.
RJDH
