Bangui, le 5 juin 2026 (RJDH)—Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a fixé les grandes orientations de l’action gouvernementale lors du premier Conseil des ministres de la VIIᵉ République tenu le 4 juin à Bangui. Devant les membres de son nouveau gouvernement, le chef de l’État a placé la culture du résultat, la lutte contre la corruption et la modernisation de l’administration au cœur de son mandat.
Présentant cette réunion comme l’acte fondateur de la VIIᵉ République, le président a exigé de chaque ministre des résultats concrets et mesurables. Des lettres de mission assorties d’objectifs précis seront attribuées aux départements ministériels, avec des évaluations régulières pouvant conduire au remplacement des responsables jugés insuffisants.
Le chef de l’État a également annoncé une rupture avec les pratiques qu’il qualifie de frein au développement, notamment l’inertie administrative, le favoritisme et le népotisme. Il a appelé les membres du gouvernement à être davantage présents sur le terrain et à rester à l’écoute des préoccupations des populations.
Parmi les priorités retenues figurent la consolidation de la paix et de la sécurité, le renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, la création d’emplois pour les jeunes, la modernisation de l’agriculture, la transition numérique ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation.
Sur le plan de la gouvernance, Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé sa politique de tolérance zéro contre les détournements de fonds publics, le trafic d’influence et toutes les formes de corruption. Il a assuré que les organes de contrôle disposeront des moyens nécessaires pour sanctionner les auteurs d’abus.
À travers cette feuille de route, le président entend faire de la VIIᵉ République une étape de transformation institutionnelle et de développement, fondée sur la discipline, la performance et le service de l’intérêt général.
Josiane Mirvola
