Bangui, le 9 mai 2026 (RJDH)—Le Président de la République a demandé au leader de l’opposition Anicet Georges Dologuélé de se soumettre aux exigences de la loi afin d’avoir le passeport derrière lequel il coure depuis plusieurs mois. Il l’a fait savoir lors du déjeuner de presse organisé au palais le 08 mai 2026.
Ce n’est pas demain que Dologuelé aura un passeport centrafricain. Le Chef de l’Etat, interrogé sur la question, est intransigeant, « pour avoir un passeport, mon frère Dologuelé doit me faire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine qu’il a perdue en prenant une autre », tonne le Chef de l’Etat sous l’applaudissement de ces partisans en grand nombre dans la salle de banquet du palais où étaient réunis 150 journalistes pour le déjeuner de presse.
Sur un ton un peu comique, le Président considère que le leader de l’opposition cherche à se victimiser, « même s’il ne veut pas utiliser les formules de courtoisie, qu’il fasse une demande simple et directe. Ce n’est pas responsable de se victimiser alors qu’en leader, nous devons respecter la loi ».
Deux jours avant, le Président de l’URCA, principal opposant du régime a annoncé avoir été interdit de quitter le territoire alors qu’il était invité au siège de l’Union Africaine pour une conférence. Selon lui, son passeport diplomatique lui a été retiré. Anicet Gorges Dologuélé considère être la cible d’un acharnement politique, « malgré la décision de la justice, ce régime s’acharne contre moi et refuse de me délivrer un passeport ».
Sans être réintégré dans la nationalité centrafricaine, Anicet Georges Dologuélé a été autorisé par le conseil constitutionnel à être candidat à la présidence et aux législatives. Selon les résultats provisoires publiés quelques heures après la sortie du président de la République, Anicet Georges Dologuélé est déclaré provisoirement élu député de Bocaranga 1. Si ce dossier n’est pas réglé dans le temps, Dologuélé siégera à l’Assemblée Nationale sans être Centrafricain.
Ce dossier pourtant juridique ne peut être réglé que politiquement sauf que l’égo des deux acteurs, complique la situation. D’un côté, Dologuélé craignant de se faire humilier, refuse de faire une demande de réintégration et de l’autre Touadéra considère que le leader de l’opposition se donne trop d’importance. Peut-être les bons offices de la communauté internationale socialités par Anicet Georges Dologuélé pourraient aider à gérer ce dossier.
RJDH
