Bangui, le 11 juin 2026 (RJDH)—-Réunis autour de Josépha Tagotto, les responsables du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) avec d’une part, Jean Gabriel Koyambonou et d’autre part, Josépha Togoto ont demandé à Martin Ziguélé de ne plus s’exprimer au nom du parti. Cette position a été exprimée mercredi lors d’une cérémonie de réconciliation entre les deux tendances du MLPC, organisée en présence de militants et de plusieurs cadres de la formation politique.
Selon Josépha Tagotto, président exécutif du MLPC, le principal défi du parti demeure l’application effective des résolutions et des textes adoptés lors du dernier congrès.
« Le congrès a mis en place de nouveaux organes ainsi qu’une nouvelle direction. Nous demanderons à l’administration et aux autorités judiciaires de faire respecter les décisions prises à l’encontre de l’ancienne direction, qui a été sanctionnée mais continue de parler et d’écrire au nom du parti. Cette situation est totalement illégale. Martin Ziguélé tient parfois des propos que nous jugeons extrémistes et susceptibles d’encourager des actes de violence dans le pays. Nous lui demandons donc de cesser de s’exprimer au nom du parti », a déclaré Josépha Tagotto.
Le président exécutif du MLPC a également indiqué que si Martin Ziguélé persistait à s’exprimer au nom de la formation politique, le parti envisagerait de recourir à toutes les voies légales afin de faire appliquer les décisions issues du congrès.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des divergences persistantes autour de la direction du MLPC, malgré les efforts de réconciliation engagés entre certaines composantes du parti.
Majesté MADIAKOA

