BANGUI, le 10 juillet 2026 (RJDH)—Les vingt artisans miniers pris en otage mardi dernier par des hommes armés non identifiés sur un chantier aurifère situé près du village de Kozindoro, à une soixantaine de kilomètres de Boali, chef-lieu de la région du Plateau, ont été tous libérés ce jeudi 9 juillet 2026. Ceci, après une série d’opérations menée dans un premier temps par la jeunesse locale, ensuite, par la gendarmerie.
Les faits remontent à mardi, lorsque vingt jeunes artisans miniers ont été capturés sur un site d’exploitation aurifère par des hommes armés. Les assaillants les ont dépouillés de leurs biens, violemment frappés et ont exigé le paiement d’une rançon de 200 000 francs CFA par personne.
Selon une source militaire proche de la gendarmerie de Boali, les forces de sécurité sont rapidement intervenues après avoir été informées de la situation. « Dès que nous avons été informés, nous nous sommes rendus sur le terrain avec nos éléments afin de tenter de libérer les otages. De son côté, la jeunesse de la localité a pris l’initiative de rechercher les malfaiteurs.
Sous cette pression, ces derniers ont relâché une partie des otages, au nombre de 17 et sont partis avec trois personnes ainsi que leurs motos. Ils sont passés de chantier en chantier, dépouillant et torturant les artisans. Ce matin, malgré la pluie, nous sommes retournés sur les lieux et avons réussi à libérer les trois derniers otages. Ils se trouvent actuellement avec nous à la brigade de gendarmerie », a indiqué cette source.
Dans leur fuite, les assaillants ont laissé derrière eux quelques effets miliaires composés des tenues militaires et des rangers.
Depuis le mois de février, les actes de kidnapping se multiplient dans la région de Boali et ses environs. Selon plusieurs sources locales, des groupes armés enlèvent régulièrement des habitants, notamment des bouchers, en exigeant des rançons comprises entre 200 000 et 2 000 000 de francs CFA. Cette recrudescence de l’insécurité intervient malgré les efforts des autorités pour rétablir l’autorité de l’État dans cette zone.
Guy Florentin Outiama
