Bangui, le 08 mai 2026 (RJDH)—La République centrafricaine a célébré ce 8 mai la Journée internationale de la Croix-Rouge, à l’image de nombreux pays. À Bangui, la commémoration s’est tenue au siège national de l’institution, sur l’avenue Koudoukou, en présence de volontaires, de partenaires, du personnel technique et de professionnels des médias.
Loin d’une célébration festive, cette journée est avant tout un moment de réflexion. « Ce n’est pas une réjouissance, mais une occasion de faire le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée et de tracer les perspectives », a expliqué Pasteur Mbao-Bogo Antoine, président national de la Croix-Rouge centrafricaine.
En prélude à cette commémoration, des activités de sensibilisation ont été organisées dans plusieurs lycées de Bangui, notamment sur les gestes de premiers secours. Une initiative jugée essentielle pour renforcer les capacités des jeunes face aux situations d’urgence.
L’événement s’inscrit également dans une dynamique de décentralisation. Après une célébration organisée à Kaga-Bandoro l’année précédente, l’édition 2026 se déroule simultanément à Berbérati et à Bangui, afin de rapprocher davantage l’institution des populations à l’intérieur du pays.
Le président de la Croix-Rouge centrafricaine est revenu sur les crises qu’a connues le pays, notamment la période 2012–2016, qu’il qualifie de « déclic » pour l’organisation. Il a salué l’engagement des volontaires, parfois au péril de leur vie, rappelant que certains ont perdu la vie sur le terrain.
Face aux défis persistants, manque de moyens matériels, financiers et humains, l’institution affirme néanmoins poursuivre sa reconstruction et renforcer ses capacités opérationnelles. Le responsable a rappelé que les infrastructures actuelles sont le fruit d’efforts récents, comparées à la situation d’il y a deux décennies.
Enfin, un appel a été lancé aux autorités, au secteur privé et à la population pour un soutien accru aux actions humanitaires. Le président a insisté sur la nécessité de préserver la paix, condition essentielle au bon déroulement des interventions humanitaires.
La cérémonie s’est achevée sur une note de reconnaissance envers les acteurs humanitaires engagés sur le terrain.
Vivien De Capistran Nvalé
