Bangui, le 11 mai 2026 (RJDH)—Ngaoundaye, le 07 mai 2026 (RJDH)—Une femme âgée de 35 ans a été victime d’un viol collectif présumé perpétré par sept hommes armés assimilés à des éleveurs peulhs armés. Les faits se sont produits le mercredi 6 mai, à environ quatre kilomètres de la ville de Ngaoundaye, dans le nord de la République centrafricaine. La victime, actuellement prise en charge au centre de santé local, souffre d’un important traumatisme psychologique et physique.
Selon des informations recueillies par le RJDH, trois cultivateurs, dont une femme, se trouvaient dans leurs champs lorsqu’ils ont été surpris par sept hommes armés munis d’armes de guerre, de sabres, d’arcs et de flèches. La tension serait née après que le chien appartenant à l’un des agriculteurs a été tué par les assaillants.
« Après la réaction des cultivateurs à la mort de leur chien, les hommes armés se sont jetés sur eux. Les trois personnes ont été ligotées. La femme a ensuite été emmenée dans la brousse où les sept individus auraient abusé d’elle. Les deux hommes ont été violemment battus et blessés à coups de machette », a témoigné un habitant de Ngaoundaye.
La victime demeure dans un état de choc avancé, selon des sources locales. « Elle a subi des violences sexuelles extrêmement graves. Elle est traumatisée et confuse malgré sa prise en charge au centre de santé. Beaucoup souhaitent son transfert vers une structure médicale plus adaptée », a ajouté la même source.
Informées des faits, les autorités locales se sont réunies et ont rendu visite aux familles concernées. Toutefois, aucune communication officielle n’a encore été faite sur les mesures envisagées ou d’éventuelles poursuites.
Dans les périphéries de la sous-préfecture de Ngaoundaye, l’insécurité continue d’affecter fortement les populations civiles. Les activités agricoles, la chasse et la cueillette sont ralenties en raison de la présence persistante d’hommes armés, notamment des éléments assimilés aux groupes peulhs armés et aux combattants des 3R.
Auguste Bati-Kalamet
