Bangui, le 15 mai 2026 (RJDH) — Les habitants des quartiers situés aux alentours de l’aéroport de Aéroport international Bangui M’Poko vivent dans la peur face à la recrudescence des cas de braquages signalés ces dernières semaines.
Les secteurs concernés sont notamment Ngongono 6 jusqu’au quartier Tournant, en face de la base M’Poko, dans le 8e arrondissement de Bangui.
Selon plusieurs habitants, les attaques deviennent récurrentes et surviennent presque chaque nuit. Bala Moustapha, chef du quartier Ngongono 6, affirme que les malfrats utilisent différentes méthodes pour dépouiller leurs victimes.
« Chaque nuit, nous enregistrons des cas de braquages, soit à main armée, soit par injection de substances chimiques sur des conducteurs de moto-taxi avant de s’emparer de leurs motos », a-t-il expliqué.
Cette insécurité grandissante plonge les conducteurs de motos-taxis dans la peur et complique la circulation des habitants dans cette partie de la capitale, a-t-il ajouté.
Une situation également dénoncée par Jean Blaise Bakassa, chef du quartier Ngongono 2, ainsi que par plusieurs conducteurs de motos-taxis rencontrés sur place. L’un d’eux, ayant requis l’anonymat par crainte de représailles, affirme que de nombreux conducteurs évitent désormais de circuler la nuit dans cette zone jugée dangereuse.
Face à cette montée de l’insécurité, les chefs de quartiers du secteur envisagent d’organiser une réunion avec les porteurs de tenue vivant dans la zone afin de réfléchir à des stratégies locales pour lutter contre ces braquages.
Malgré le déploiement d’éléments de la Brigade d’intervention rapide (BIR) dans certains quartiers par l’état-major des Forces armées centrafricaines, les habitants estiment que la situation sécuritaire ne s’améliore pas.
Cette persistance de l’insécurité suscite de nombreuses interrogations, d’autant plus que plusieurs habitants de ces quartiers sont eux-mêmes des porteurs de tenue.
Guy Florentin Outiama
