Bangassou, le 24 mai 2026 (RJDH)—-Pendant trois jours, Bangassou a accueilli un atelier d’engagement communautaire consacré à la justice transitionnelle, réunissant une vingtaine d’acteurs locaux autour des enjeux de paix, de réconciliation et de promotion des droits humains. Organisée du 20 au 22 mai à la radio Mbari FM par un consortium d’organisations de la société civile avec l’appui de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA, cette rencontre visait à renforcer l’implication des communautés dans les mécanismes de reconstruction du tissu social.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Victor Bissekoue, gouverneur de la région du Haut-Oubangui et préfet du Mbomou. Devant les participants, il a insisté sur le rôle essentiel de la justice transitionnelle dans le rétablissement de la cohésion sociale et de la paix durable dans les communautés affectées par les crises.
Déployée à Bangassou du 19 au 26 mai 2026, la mission était conduite par Diane Adoum, présidente de l’organisation Fille Femme Vaillante de Centrafrique (FEVCA). Elle était accompagnée de plusieurs représentants d’organisations de la société civile, notamment Landry Mokopala du Collectif national des victimes (CENAV), Maruis Poussinga du Réseau des jeunes des Nations unies (ROJALNUD), Fernand Mande Djapou du Groupe de travail de la société civile sur la justice transitionnelle (GST-JT) ainsi que Achille Batia de l’Observatoire de la parité en Centrafrique (OCA-Just).
Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques majeures, notamment les piliers de la justice transitionnelle, le fonctionnement de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR), les mécanismes alternatifs de règlement des conflits et le rôle de la chefferie traditionnelle dans la prévention des tensions communautaires.
L’atelier a réuni 20 participants, dont 8 femmes et 12 hommes issus d’organisations de femmes et de jeunes, des conducteurs de taxi-motos, des confessions religieuses ainsi que des autorités locales. Les représentants de la MINUSCA et les autorités administratives de la région ont également pris part aux travaux.
Au terme de cette session, les participants se sont engagés à devenir des relais communautaires et des ambassadeurs de la justice transitionnelle afin de promouvoir la réconciliation et le vivre-ensemble dans leurs localités respectives.
Vivien de Capistran Nvalé
