Bangui, le 16 Juin 2026 (RJDH)—L’Amnesty International exige l’extradition de l’ancien président Bozizé dans le cadre du procès contre qui s’ouvre ce mardi 16 juin 2026, devant la Cour Pénale Spéciale de la République Centrafricaine. Pour le directeur régional d’Amnesty International, Marceau Sivieude : « le fait de le juger par contumace entache considérablement ce procès. », déclare-t-il dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.
Annoncé en avril dernier, la CPS a finalement entamé le procès de Bozizé ce mardi 16 juin 2026 à Bangui alors qu’il se trouve présentement en Guinée Bissau après plusieurs demandes de son extradition.
Cette audience par coutumance n’est pas appréciée par l’Amnesty International qui voit ce procès déjà entaché : « le procès longtemps attendu de l’ancien président Bozizé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité entaché par son absence. »
Pour l’Amnesty International, Bozizé devait être extradé à Bangui afin de répondre aux faits qui lui sont reprochés. « Il est essentiel qu’il soit arrêté, extradé et qu’il comparaisse en personne devant le tribunal. » Aréagi Marceau.
Ce procès connu sous l’appellation de l’affaire « Bossembélé », oppose le parquet spécial de la CPS aux parties civiles et plusieurs accusés : François Bozizé, Eugène Barret, Ngaïkosset, Vianey Semndiro et Firmin Junior Danboy, poursuivis pour crimes contre l’humanité, notamment des faits de meurtre, d’emprisonnement illégal, de torture, d’actes inhumains et de disparitions forcées.
Les crimes auraient été commis entre 2009 et 2013, principalement à Bangui et à Bossembélé, y compris dans des sites militaires et des lieux de détention.
RJDH
