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BANGUI, 11 mars 2026 (RJDH) — Le Conseil national de la médiation (CNM) affirme rencontrer des difficultés pour engager des discussions avec la milice Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG). Cette déclaration a été faite ce mercredi 11 mars 2026 lors d’une conférence de presse tenue à Bangui.
Depuis la crise sécuritaire qui secoue la préfecture du Haut-Mbomou, cette institution républicaine chargée de faciliter le dialogue entre les parties en conflit peine à jouer pleinement son rôle dans la recherche d’une solution durable dans le sud-est du pays.
Selon Me Marius Ngbagoule-Bangati, membre du Conseil national de la médiation, l’institution ne peut pas, pour l’instant, prendre l’initiative d’un dialogue direct avec les groupes armés impliqués dans ce conflit.
« Au niveau du Conseil national de la médiation, nous ne pouvons pas dire avec exactitude que l’institution peut prendre le lead pour engager des discussions avec les belligérants », a-t-il indiqué.
Il rappelle toutefois que des échanges avaient déjà été amorcés par le passé avec une délégation de la milice Azandé Ani Kpi Gbé, sous l’égide de l’ancien médiateur de la République, Laurent Ngon-Baba.
« Le médiateur, lorsqu’il était encore en fonction, avait déjà initié un processus à la demande des miliciens Azandé. Il les avait reçus et un début d’échanges avait été entamé », a-t-il précisé.
Cependant, depuis la fin du mandat du médiateur, ces discussions n’ont pas été poursuivies.
« En l’absence du médiateur, nous sommes dans l’attente. Si le gouvernement estime que les conseillers peuvent apporter leur expertise pour trouver des solutions à cette crise, nous sommes disposés à le faire », a plaidé Me Marius Ngbagoule-Bangati.
Le Conseil national de la médiation a été supprimé dans la nouvelle Constitution du 30 août 2023, avec toutefois la possibilité de sa recréation par une loi organique. Néanmoins, l’article 185 de cette Constitution stipule que les membres des institutions républicaines restent en fonction jusqu’à la fin de leur mandat.
Majesté Madiakoa





