BATANGAFO, 11 mars 2026 (RJDH)—Environ dix personnes ont été tuées et cinq autres blessées entre janvier et mars 2026 dans des incidents liés à la transhumance dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la Centrafrique. Face à cette recrudescence de violences, une réunion élargie réunissant éleveurs, agriculteurs et autorités locales s’est tenue ce mercredi 11 mars à Batangafo afin de trouver des solutions.
Le président du Comité préfectoral de la jeunesse de l’Ouham-Fafa, Messie Namnguendé, a confirmé plusieurs cas de violences ayant entraîné des pertes en vies humaines dans différentes localités.
« Entre janvier et mars 2026, trois éleveurs ont été tués sur l’axe Kabo et trois autres personnes ont été blessées sur l’axe Bouca. Cette semaine, deux agriculteurs ont également été tués par des éleveurs, après avoir tenté de voler des bœufs appartenant à des Peulhs armés. Au total, environ dix personnes ont trouvé la mort depuis le début de cette transhumance », a-t-il déploré.
Face à cette situation, une réunion de sécurité regroupant les services de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que les autorités locales et préfectorales, s’est tenue ce mercredi 11 mars à Batangafo.
Selon Messie Namnguendé, cette rencontre, initiée par le préfet de l’Ouham-Fafa, avait pour objectif de réunir les leaders des éleveurs et les agriculteurs afin d’apaiser les tensions.
« Le non-respect des couloirs de transhumance, les vols de bœufs et la destruction des champs figurent parmi les principales causes de ces violences », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que « cette situation fragilise la libre circulation des personnes et des biens dans cette localité où l’agriculture et l’élevage sont étroitement liés ».
Pour prévenir de nouveaux incidents, une campagne de sensibilisation communautaire est envisagée dans les prochains jours afin d’encourager le respect des règles qui encadrent la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs.
Auguste Bati-Kalamet





