Bangui, le 16 avril 2026 (RJDH)—En Centrafrique, l’opposition démocratique réunie au sein du bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 20216, a tenu ce jeudi 16 avril une conférence de presse, à l’occasion de laquelle elle a dressé un tableau chaotique du pouvoir de Faustin Archange Touadéra après dix ans au pouvoir. Un échec total, caractérisé selon le BRDC, par le manque d’eau potable, de l’insécurité grandissante dans le pays, le bradage des ressources naturelles, de dégradation des infrastructures scolaires et l’assassinat des citoyens, entre autres, ce qui illustre le manque de vision pour le progrès de la RCA.
Pour le BRDC, en dépit des belles promesses faites depuis son accession au pouvoir en 2016, le bilan de la gouvernance du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra est «un assemblage de passif multisectoriel, illustrant une absence de vision pour le progrès de la République Centrafricaine».
Selon Maitre Crépin Mboli-Goumba, ce bilan plutôt sombre couvre le manque d’eau potable, le bradage des ressources naturelles, le manque de l’électricité, les assassinats d’Etat en milieu carcéral, la dégradation de la situation sécuritaire notamment à l’Ouest du pays. Dans cette liste non exhaustive, le BRDC ajoute aussi l’insuffisance des infrastructures sanitaires pour ne citer que ces quelques points phares.
Crépin Mboli-Goumba en veut pour preuve, les écoles qui sont similaires à des salles de cinéma où les élèves sont assis à même le sol. « Dans l’arrière-pays, les élèves se trouvent à l’état primitif pour apprendre sous les arbres et le recours massif aux maitres parents qui représentent désormais 67 % de l’effectif total », a martelé le Coordonnateur du BRDC.
Mais il n’en est pas resté là. Il dénonce une gouvernance peu orthodoxe notamment sur le plan économique et financier, qu’il pense être l’une des raisons de la mise au banc du gouvernement centrafricain par la communauté financière internationale
Au-delà du réquisitoire sans concession, le BRDC réitère son appel au dialogue pour non seulement décrisper le climat politique encore tendu dans le pays mais permettre à la République Centrafricaine de sortir de ce qui apparait comme une impasse. Pour le moment, le gouvernement n’a pas encore réagi
Miguel Elvis Voyemakoa
