BODA, 16 février 2026 (RJDH) — Dans la ville de Boda, située dans la préfecture de la Lobaye, les autorités judiciaires peinent à exercer pleinement leurs fonctions en raison du manque d’infrastructures appropriées. Le tribunal de grande instance, censé garantir l’accès à la justice, fonctionne aujourd’hui dans des conditions jugées préoccupantes par ses responsables.
Le président du tribunal, qui assure également l’intérim du procureur de la République, Ghislain Yafara, déplore une situation qui fragilise le bon fonctionnement de la justice locale. Selon lui, après la crise sécuritaire, le tribunal a repris ses activités, mais reste installé dans un ancien bâtiment de la SOCATEL, inadapté aux exigences d’une institution judiciaire.Il souligne également que la MINUSCA avait entamé la construction d’un nouveau tribunal, mais les travaux sont à l’arrêt depuis plus de quatre mois.
À cela s’ajoute un manque criant de matériels de travail et l’absence d’une maison d’arrêt dans la ville. Cette situation oblige les autorités judiciaires à transférer les détenus vers la ville de Mbaïki, sans disposer de moyens logistiques ou financiers adéquats.
Face à ces défis, le magistrat lance un appel au gouvernement et aux partenaires pour la construction d’une maison d’arrêt et l’achèvement du nouveau bâtiment du tribunal. Selon lui, «ces infrastructures sont essentielles pour garantir une justice efficace et accessible aux populations ».
Malgré les efforts de restauration de l’autorité de l’État, le déficit d’infrastructures judiciaires dans certaines localités comme Boda continue de freiner le fonctionnement normal des institutions publiques.
