Bangui, 25 mars 2026 (RJDH) — L’accès à l’eau potable est essentiel à la santé et au bien-être des enfants. Pourtant, plusieurs écoles, publiques comme privées, peinent à garantir un approvisionnement régulier en eau potable, ce qui a des conséquences directes sur la santé des élèves.
Parmi les écoles pour illustrer cette situation, l’École mixte de Galabadjia, située dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui, a été créée en 1979. Implantée à environ 200 mètres de l’intersection des avenues Mbaïkoa, derrière l’espace Linga Téré, elle s’étend sur une superficie de 8 736 m² et compte 10 bâtiments abritant 33 salles de classe. Depuis sa création, cet établissement est confronté à des difficultés d’accès à l’eau potable.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’absence d’eau potable dans les écoles expose les élèves à de nombreux risques sanitaires. Le docteur Gable Boris, médecin généraliste au centre de santé de Gobongo, affirme que la consommation d’eau contaminée peut entraîner des maladies telles que la diarrhée, la fièvre typhoïde et d’autres infections intestinales, pouvant conduire à une déshydratation sévère.
Le manque d’eau potable a également un impact négatif sur la réussite scolaire. Pour la directrice de l’école Galabadjia Garçons, Madame Morandji Léonie, cette situation entraîne des absences répétées, une baisse de la concentration en classe ainsi qu’une diminution des performances scolaires.
Afin de garantir un accès équitable à l’eau potable dans les écoles de la République centrafricaine, le gouvernement, avec l’appui du projet London Plus financé par la Banque mondiale, a entrepris la construction de forages dans plusieurs établissements. Un forage a ainsi été réalisé à l’école Galabadjia le 13 février 2024, mais il est actuellement hors service faute d’entretien.
Il est donc urgent que le ministère de l’Éducation mette en place des solutions durables pour garantir ce droit fondamental à tous les élèves.
Christian Gervil Poukesse




