Bangui, le 11 juin 2026 (RJDH) — Des enseignants contractuels de Bangui ont manifesté ce jeudi devant la Primature pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire. Ils avertissent que si leur situation n’est pas régularisée, ils boycotteront les épreuves du baccalauréat prévues en juillet 2026.
Très en colère, le visage crispé mais déterminés, les manifestants ont marché du siège de l’Institut national de recherche et d’animation pédagogique (INRAP) jusqu’à la Primature afin de faire entendre leurs revendications. Ils dénoncent cinq mois d’impayés et l’absence de réponse concrète des autorités.
« Nous n’en pouvons plus. Nous voulons simplement percevoir ce qui nous est dû. Si rien n’est fait, le baccalauréat session juillet 2026 n’aura pas lieu », a déclaré une enseignante rencontrée lors de la manifestation.
Selon Jean-Pierre, l’un des enseignants mobilisés, l’État ne démontre pas suffisamment de volonté pour résoudre cette crise qui affecte de nombreuses familles.
Désigné porte-parole du mouvement, le délégué des grévistes affirme pourtant que des solutions existent. D’après lui, des fonds auraient déjà été mobilisés pour prendre en charge les enseignants contractuels.
« La Banque mondiale a accordé des fonds destinés à résoudre cette situation. Nous demandons simplement au gouvernement d’agir sans attendre », a-t-il indiqué.
Face à l’absence de paiement, ces enseignants disent vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Ils maintiennent leur menace de boycotter les examens du baccalauréat si aucune mesure concrète n’est prise avant le début des épreuves.
Une telle décision pourrait compromettre la tenue des examens et affecter l’avenir de milliers de candidats à travers le pays. Les manifestants appellent ainsi le gouvernement à intervenir rapidement afin de trouver une solution durable à cette crise sociale.
Festus Junior Modomte
