Bangui, le 28 juillet 2026 (RJDH) — Le gouvernement centrafricain exclut toute négociation avec le groupe armé Azandés Ani Kpi Gbé, actif dans la préfecture du Haut-Mbomou. Cette position a été réaffirmée ce mardi 28 juillet par le porte-parole de la Présidence de la République, Albert Yaloké Mokpem, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
Plus de sept mois après la prise en otage de la sous-préfète de Bambouti, du commandant de brigade ainsi que de deux agents de l’Autorité nationale des élections (ANE), enlevés le 28 décembre 2025, les quatre otages demeurent entre les mains de leurs ravisseurs.
Interrogé sur la possibilité d’un dialogue avec le groupe armé, Albert Yaloké Mokpem a indiqué que le chef de l’État maintient une position de fermeté.
« Le Président a fermement refusé de dialoguer, parce qu’on ne peut pas prendre des Centrafricains en otage et demander ensuite de discuter avec les autorités. Les forces de défense travaillent également sur ce dossier », a déclaré le porte-parole de la Présidence.»
Malgré cette position officielle, plusieurs initiatives de médiation ont été engagées ces derniers mois. Le ministère de l’Action humanitaire avait annoncé des démarches au nom du gouvernement. Au niveau local, les Comités locaux de paix, ainsi que la Plateforme des confessions religieuses, ont également conduit plusieurs missions en vue d’obtenir la libération des otages.
Jusqu’à présent, ces différentes tentatives n’ont pas permis d’aboutir à leur libération. Les quatre personnes enlevées lors des élections groupées du 28 décembre 2025 restent toujours détenues par le groupe armé.
Christelle Gazambeti
