Bangui, le 27 juillet 2026, (RJDH)—La Police nationale affirme avoir saisi des stupéfiants d’une valeur estimée à 273 010 400 FCFA entre janvier et juillet 2026 à Bangui. Ceci, dans le cadre d’opérations de lutte contre le trafic de drogues menées avec l’appui des alliés russes. Les interventions ont également conduit à l’interpellation de plusieurs présumés trafiquants.
Selon la Direction générale de la Police nationale, les saisies de stupéfiants ont été réalisées entre janvier et juillet 2026 atteignent une valeur totale estimée à 273 010 400 FCFA. Dans le lot des produits, le Diazépam domine largement le trafic saisi avec, plus de 2 557 289 comprimés, le Diazépam constitue de loin le produit le plus important des saisies. Sa valeur est estimée à 255 728 900 FCFA, soit 93,7 % de la valeur totale des drogues confisquées. Il est à retenir qu’en seulement sept mois, les forces de sécurité affirment avoir retiré du marché plus de 2,5 millions de comprimés de Diazépam, auxquels s’ajoutent des milliers de capsules et d’ampoules de Tramadol, Tradol et Tramaking.
Ces volumes traduisent l’existence d’un réseau d’approvisionnement important, bien au-delà d’une consommation individuelle. Ainsi, les saisies comprennent, 18 194 capsules de Tramadol, 4 764 ampoules de Tramadol, 3 219 capsules de Tradol, 1 594 ampoules de Tradol, 1 200 comprimés de Tramaking 225.Lors de ces opérations, la Police annonce également avoir la saisie 25 160 grammes, soit 25,16 kilogrammes de cannabis. Bien que son poids soit relativement faible comparé au volume des médicaments détournés, cette quantité confirme que le cannabis continue de circuler dans plusieurs quartiers de Bangui.
Les mois de mai et juillet 2026 apparaissent comme les périodes les plus productives. À elles seules, certaines opérations ont permis la saisie de 2,35 millions de comprimés de Diazépam en mai, soit environ 92 % de tous les comprimés de Diazépam saisis sur les sept mois, 16 kg de cannabis en une seule opération, représentant près de 64 % de tout le cannabis confisqué durant la période.Les interventions ont ciblé principalement PK-5, PK-12, Combattant, Fatima, Petévo, Bimbo, la maison d’arrêt de Ngaragba et la mine de Saïa. Cette concentration géographique suggère que ces secteurs sont identifiés par les autorités comme des points sensibles du trafic.
La prédominance du Diazépam dans les saisies indique que le marché illicite ne repose plus uniquement sur les drogues dites traditionnelles comme le cannabis, mais aussi sur le détournement massif de médicaments à usage médical.Toutefois, ces chiffres reflètent uniquement les produits effectivement saisis par les forces de sécurité. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’évaluer l’ampleur réelle du trafic ou de la consommation de stupéfiants dans le pays, qui nécessiterait des données complémentaires sur les réseaux de distribution, les poursuites judiciaires et les tendances de consommation.
La Rédaction
