Bangui, le 23 juillet 2026 (RJDH) — Dans un communiqué publié le 22 juillet 2026, l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO) a préconisé trois mesures d’urgence pour faire face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Parmi ces propositions figure le rétablissement des contrôles physiques et systématiques aux principales entrées et sorties des villes stratégiques. Selon le président de l’UFDO, Eddy Symphorien Kparekouti, cette approche vise à « régulariser des mouvements qui semblent aujourd’hui incontrôlés ».
Cette réaction de l’UFDO intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans plusieurs régions du pays. Les derniers incidents remontent à la semaine dernière à Boali, située à 95 kilomètres de Bangui, où des affrontements intercommunautaires ont fait des morts, des blessés et d’importants dégâts matériels.
Face à cette situation, l’UFDO recommande trois principales mesures à savoir, le renforcement des dispositifs de sécurité autour des villes stratégiques, une plus forte implication des communautés dans la surveillance territoriale et la promotion d’un dialogue intercentrafricain en faveur de la paix et du vivre-ensemble.
« Il est indispensable de renforcer les cordons sécuritaires autour des villes stratégiques, d’encourager une implication accrue des communautés dans la surveillance du territoire et de promouvoir un dialogue intercentrafricain afin de préserver la cohésion nationale », a déclaré Eddy Symphorien Kparekouti, président de l’UFDO.
La plateforme de l’opposition affirme également que des présences d’hommes armés sont régulièrement signalées dans les environs de Bangui. Selon elle, cette situation aurait favorisé une série de prises d’otages perpétrées par des individus armés non encore identifiés. Pour y faire face, l’UFDO préconise un renforcement des opérations de contrôle physique des personnes et des véhicules afin de limiter les infiltrations d’hommes armés et de malfaiteurs dans la capitale.
« L’UFDO propose le rétablissement sans délai des contrôles physiques et systématiques aux entrées et aux sorties des villes stratégiques donnant accès à Bangui, notamment à Damara, Boali et Mbaïki », indique le communiqué.
Le 14 juillet dernier, des violences intercommunautaires ont éclaté à Boali, faisant plusieurs victimes et causant d’importants dégâts matériels. Quelques jours plus tard, le Gouvernement a dépêché une mission dans la localité afin d’évaluer la situation et d’apporter une réponse à la crise. Ces événements surviennent après les attaques menées à la fin du mois de juin dans le nord et le sud-est du pays par des groupes armés, illustrant la persistance des défis sécuritaires auxquels la République centrafricaine demeure confrontée.
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