Bangui, 22 juillet 2026 (RJDH) — La Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé l’ouverture d’une procédure judiciaire à la suite des graves événements survenus le 30 juin 2026 à Am-Dafock, dans le nord de la République centrafricaine. Dans un communiqué publié le 21 juillet, elle affirme sa compétence pour établir les faits et engager, le cas échéant, des poursuites contre les auteurs présumés.
Selon la CPS, l’attaque menée le 30 juin par un groupe armé contre la ville d’Am-Dafock a provoqué de graves violations des droits humains, causant des pertes en vies humaines, des blessés et le déplacement massif des populations civiles.
Face à ces événements, le Parquet spécial de la CPS a lancé une évaluation préliminaire afin de déterminer la qualification juridique des faits et d’apprécier l’opportunité d’ouvrir une enquête, conformément à son mandat.
Dans un entretien accordé au RJDH, Gervais Bodagay, chef de la Section de l’information et de la communication publique de la CPS, a indiqué que la juridiction pourrait coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) si celle-ci décidait de se saisir du dossier. « La CPS peut collaborer avec la CPI si cette juridiction internationale se saisit de l’affaire. La CPI et la CPS poursuivent le même objectif, celui de lutter contre l’impunité en République centrafricaine. Mais il est encore trop tôt pour dire si la CPI interviendra », a-t-il expliqué.
La CPS appelle enfin la population, les victimes et les témoins à coopérer avec la justice en signalant toute information susceptible d’identifier les présumés responsables des violences commises à Am-Dafock.
Auguste Bati-Kalamet : image d’illustration
