Bangui, le 4 Juillet 2026 (RJDH)—Sur demande du RJDH, le porte parole par intérim de la Minusca, Joël Ndoli, a fait le point de situation de la localité d’Am Dafock cinq jours après l’attaque des hommes armés qui contrôlent toujours la localité.
Très général sur la situation, le porte-parole a confirmé les difficultés humanitaires auxquelles font face plus de 10000 personnes ayant trouvé refuge dans et aux alentours de la base de la mission. Ce dernier évite les questions sur le retranchement des FACA dans la base, leur désarmement et les contacts de la Minusca avec les assaillants. Le RJDH vous propose l’intégralité des réponses du porte-parole par intérim de la mission onusienne en RCA.
RJDH : Confirmez-vous le retranchement des FACA dans votre base à Am Dafock ?![]()
MINUSCA :
La MINUSCA peut confirmer que, dans le contexte de l’attaque du 30 juin à Am Dafock que nous avons fermement condamnée, plus de 10 000 civils ont trouvé refuge à proximité de la base opérationnelle temporaire de la MINUSCA, où ils bénéficient de la protection de nos Casques bleus. Ces populations dépendent également du seul point d’eau disponible au sein de la base opérationnelle, que la Mission partage malgré ses ressources limitées. La MINUSCA a par ailleurs dispensé les premiers secours aux personnes blessées et facilité les évacuations médicales vers Birao et Bria. Le 2 juin, la MINUSCA a donné un appui logistique et sécuritaire ayant permis aux acteurs humanitaires de conduire une mission d’évaluation. Aujourd’hui (4 juillet 2026), en coordination avec les partenaires humanitaires, la Mission a pu acheminer par voie aérienne une première assistance humanitaire pour répondre aux besoins les plus urgents. La MINUSCA ne peut commenter sur la posture des autres forces armées.
RJDH : Les avez-vous désarmés avant leur entrée, comme nous l’avons appris ?![]()
MINUSCA :
La MINUSCA applique en toutes circonstances les procédures et règles des Nations Unies destinées à garantir la sécurité de son personnel, de ses installations et des personnes présentes sur ses sites. Conformément à son mandat de protection, la MINUSCA offre sa protection à toute personne civile dont la vie est menacée. En outre, seuls les personnels militaires et de police de la MINUSCA sont autorisés à porter des armes à l’intérieur des bases de la Mission.
RJDH : Qui contrôle actuellement la ville, sachant que les deux parties revendiquent son contrôle ?![]()
MINUSCA :
La situation demeure évolutive. La MINUSCA continue d’évaluer les développements sur le terrain en étroite coordination avec les autorités centrafricaines. Notre priorité reste la protection des civils, l’acheminement de l’aide humanitaire, le suivi de la situation sécuritaire et le soutien aux efforts multiformes visant à prévenir toute nouvelle escalade.
RJDH : La MINUSCA a-t-elle eu des contacts avec les rebelles ?![]()
MINUSCA :
Dans l’exercice de son mandat de bons offices, la MINUSCA maintient, lorsque les circonstances l’exigent, des contacts avec les différents acteurs concernés afin de favoriser la désescalade, de protéger les civils, de garantir la sécurité de son personnel et de faciliter l’accès humanitaire.
RJDH : En cas de riposte, la MINUSCA serait-elle prête à appuyer les forces étatiques ?![]()
MINUSCA :
La MINUSCA agit conformément à son mandat confié par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2800. La Mission poursuit sa coopération étroite avec les autorités centrafricaines dans le respect de ce mandat et des règles des Nations Unies. Toute action de la Mission est guidée par son mandat, dont les priorités demeurent la protection des civils, l’appui à l’extension de l’autorité de l’État et la contribution à la stabilisation du pays.
RJDH
