BANGUI, le 1er juillet 2026 (RJDH) — Les conseils de Blaise Didacien Kossimatchi, coordonnateur de la plateforme GALAXI et enseignant d’histoire de la colonisation à l’Université de Bangui, ont vivement critiqué le maintien de leur client dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Il a été placé en détention ce mercredi 1er juillet, à l’issue de son audition par les enquêteurs.
Sans avancer d’accusations précises contre Kossimatchi, l’avocat n’a pas exclu l’hypothèse d’un règlement de comptes à caractère politique, tout en précisant que la défense se réservait le droit de communiquer davantage au moment opportun.
Interrogé sur les suites judiciaires, Me Mvondo-Ze a estimé que le procureur de la République devrait ordonner la remise en liberté immédiate de son client. « Nous ne voyons aucune urgence ni aucun péril qui puisse justifier le maintien de M. Kossimatchi dans les locaux de la SRI. À ce stade, le dossier est vide et ne contient pas de preuves suffisantes permettant de le retenir », a déclaré l’avocat.
Face à la presse, Me Francis Ludovic Mvondo-Ze, a indiqué avoir été constitué en urgence avec ses confrères afin d’assister Kossimatchi dans le cadre de l’enquête en cours.
Selon lui, après consultation du dossier et des échanges avec les enquêteurs, aucun élément ne justifie la privation de liberté de son client. La défense affirme également n’avoir identifié aucune partie civile dans cette procédure, estimant qu’il s’agit d’une irrégularité majeure.
« Les membres du gouvernement ne constituent pas une partie civile en tant qu’entité. En l’absence de partie civile et d’éléments de preuve, nous considérons qu’il s’agit d’une mesure arbitraire », a soutenu Me Mvondo-Ze avant d’attaquer la procédure en cours. « On ne peut pas engager une procédure contre un citoyen sans disposer de preuves justifiant son maintien en garde à vue. Le droit doit être respecté. Lorsqu’il est bafoué, c’est l’ensemble de la société qui en subit les conséquences », a-t-il affirmé.
À ce stade, les autorités judiciaires ne se sont pas encore prononcées sur les faits reprochés à Kossimatchi, l’un des acteurs clés en première ligne pour soutenir les actions politiques du MCU et du président Touadéra.
Vivien de Capistran Nvalé
