BANGUI, le 1er juillet 2026 (RJDH) — La situation sécuritaire à Zémio et à Am-Dafok fait réagir le président du Collectif d’Alternance Politique pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA), Serge Ghislain Djorie, qui exige l’ouverture d’une information judiciaire. Cette déclaration a été rendue publique ce 1er juillet 2026, soit deux jours après l’assassinat de l’abbé Crépin Martial Monga et l’attaque d’Am-Dafok, qui ont fait plusieurs victimes.
La réaction du Collectif d’Alternance Politique pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA) intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences ces derniers jours à Zémio et à Am-Dafok, où plusieurs personnes ont perdu la vie.
Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 1er juillet 2026, Serge Ghislain Djorie appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire. « J’ose espérer que toute la lumière sera faite sur ces événements, que les auteurs, les complices et les commanditaires répondront de leurs actes devant la justice et que la mémoire des victimes sera honorée par l’établissement de la vérité », a-t-il déclaré.
Selon lui, rien ne peut justifier que des populations civiles deviennent la cible de violences aveugles ni que des vies innocentes soient sacrifiées au nom d’intérêts politiques ou personnels. Le président du CAPNCA s’interroge également : « À ceux qui ont planifié, encouragé ou commandité ces actes funestes, je pose cette simple question : quelle victoire peut naître du sang des innocents ? »
Samedi dernier, l’abbé Crépin Martial Monga a été tué par un groupe armé de la localité alors qu’il tentait de mener des pourparlers afin d’apaiser la crise qui secoue le Sud-Est du pays depuis plusieurs mois. Cette réaction fait également suite à l’attaque armée d’Am-Dafok, qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et fait de nombreux blessés.
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