Bangui, le 4 juin 2026 (RJDH) — La Première Section de la Chambre d’assises de la Cour pénale spéciale (CPS) tient ce mercredi 3 juin, sa sixième conférence de mise en état dans l’affaire dite « Bossembélé ». Cette audience préparatoire qui se déroule à huis clos, concerne les accusés François Bozizé Yangouvonda, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy.
Selon la CPS, cette étape procédurale vise à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la bonne organisation du futur procès, tout en assurant le respect des droits fondamentaux des accusés et des parties civiles.
Dans cette affaire, l’ancien président de la République François Bozizé Yangouvonda est poursuivi pour des faits allégués de crimes contre l’humanité, notamment des meurtres, des actes de torture, des disparitions forcées et d’autres actes inhumains qui auraient été commis entre février 2009 et mars 2013 à Bangui, Bouar et Bossembélé.
Les coaccusés Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy sont également renvoyés devant la Chambre d’assises pour répondre de plusieurs chefs d’accusations liés à des meurtres, des actes de torture, des détentions arbitraires et des disparitions forcées qui auraient été commis dans différentes localités du pays durant la même période.
La Cour rappelle par ailleurs que François Bozizé Yangouvonda fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Elle souligne toutefois qu’à ce stade de la procédure, tous les accusés demeurent présumés innocents jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue.
Cette nouvelle conférence de mise en état marque une étape supplémentaire dans la préparation de ce dossier emblématique, qui porte sur des crimes présumés commis avant la chute du régime Bozizé en mars 2013.
Léa Theresia Manivela
