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Centrafrique : le renforcement des institutions des droits de l’homme, une condition essentielle pour la consolidation de la paix

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Bangui, le 28 mai 2026 (RJDH)—La consolidation de la paix et de l’État de droit en République centrafricaine passe par un renforcement continu des institutions d’appui à la démocratie ainsi que des mécanismes de promotion et de protection des droits de l’homme. C’est le point de vue exprimé par Aristide Nononsi, expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, à l’issue de sa mission de dix jours dans le pays.

Lors d’une rencontre avec les professionnels des médias tenue le 26 mai 2026 à Bangui, l’expert a insisté sur la nécessité de garantir l’indépendance, les moyens et la crédibilité de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF) ainsi que de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR).

Selon lui, ces institutions jouent un rôle central dans la promotion de la cohésion sociale et la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens. Elles doivent, a-t-il souligné, être en mesure d’exercer pleinement leur mandat en toute indépendance, conformément aux normes internationales en matière de droits de l’homme.

Dans le cadre de son mandat, Aristide Nononsi a également encouragé les partenaires internationaux à poursuivre leur soutien au renforcement institutionnel et opérationnel de ces mécanismes nationaux, afin de leur permettre d’assurer efficacement leurs missions sur l’ensemble du territoire.

Toutefois, l’expert a exprimé des préoccupations concernant les difficultés auxquelles fait face la CVJRR depuis sa création. Il a notamment évoqué des contraintes financières, logistiques et institutionnelles qui limitent sa capacité d’action sur le terrain.

Il a également attiré l’attention sur le processus de révision de la loi régissant la commission, estimant que certaines dispositions, notamment l’augmentation du nombre de commissaires et les liens institutionnels avec certains ministères, pourraient soulever des interrogations sur son autonomie réelle, malgré sa proclamation d’indépendance administrative et financière.

Enfin, il a appelé les partenaires techniques et financiers à renforcer leur appui à la CVJRR, qu’il considère comme un mécanisme central dans le processus de justice transitionnelle en République centrafricaine.

Guy Florentin Outiama

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