Bangui, le 22 mai 2026 (RJDH) — Enlevés depuis décembre 2025, les quatre otages centrafricains restent toujours détenus par le groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé. Parmi eux, la sous-préfète de Bambouti, Koumba Djiay, apparaît aujourd’hui dans un état de santé préoccupant, selon des images récemment parvenues à la rédaction du RJDH.
D’après les informations recueillies par RJDH, la base des miliciens Azandé Ani Kpi Gbé aurait récemment été encerclée par des alliés russes, provoquant la dispersion des ravisseurs vers d’autres localités.
Dans une déclaration relayée à travers ces images, la sous-préfète décrit les conditions difficiles qu’elle aurait traversées lors des affrontements.
« Nous avons été encerclés par les Russes qui ont tiré sur nous pendant trois jours. C’est à partir de ce moment que j’ai été traumatisée et que je n’avais plus la force de fuir. Ma maladie a commencé par des battements de cœur et des vomissements », a déclaré Koumba Djiay.
L’état physique de la sous-préfète suscite une vive inquiétude quant aux conditions de détention des otages. Plusieurs observateurs estiment que cette situation met en évidence l’urgence d’une mobilisation accrue pour obtenir leur libération.
Malgré les appels lancés par différentes voix de la société civile et la disponibilité annoncée de certaines organisations internationales pour faciliter d’éventuelles négociations, aucun progrès notable n’a encore été communiqué par les autorités centrafricaines concernant la libération des captifs.
La Rédaction
