Bangui, le 21 mai 2026 (RJDH)—Reconduit pour la 3ème fois à la tête de la Primature par le Président Faustin-Archange Touadéra, Felix Moloua, a accordé sa première interview exclusive aux medias d’Etat. Il y a détaillé ses priorités et lancé un appel à l’unité nationale.
Le Premier ministre a indiqué que sa feuille de route s’inscrit dans la vision du Président Touadéra, axée sur le bien-être des Centrafricains, avec une exigence d’efficacité accrue. Il a décliné quatre axes majeurs :
La Sécurité et la Paix. Le Chef du gouvernement entend poursuivre la sécurisation du territoire et consolider le vivre-ensemble, condition indispensable à tout développement.
La Relance économique et les réformes. Stabiliser les ressources intérieures, optimiser les dépenses publiques et mener les réformes structurelles pour renforcer la résilience de l’économie.
L’amélioration des conditions de vie. Garantir un meilleur accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, à l’éducation et désenclaver le pays par les infrastructures routières.
La Bonne gouvernance. Intensifier la lutte contre la corruption et l’impunité, et rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
« Le gouvernement que je conduis sera un gouvernement de terrain, un gouvernement d’action et de résultats. Les Centrafricains attendent des actes concrets », a insisté Felix Moloua.
Ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Félix Moloua compte s’appuyer sur son réseau pour redynamiser les relations avec les partenaires techniques et financiers. Il promet transparence et rigueur dans la gestion des fonds publics pour que l’aide se traduise par des résultats visibles pour la population.
Félix Moloua prend ainsi la tête du gouvernement à l’aube de la 7e République, avec pour mission de transformer la vision de « La Renaissance » et de « l’Émergence » en réalisations concrètes. Cependant sa volonté de vouloir mettre en place un gouvernement de terrain, d’action et de résultats concrets relance le débat sur l’efficacité de ses gouvernements précédents. De l’avis de nombreux observateurs, cette sortie du Premier ministre est perçue comme un aveu d’échec de son gouvernement. Cela confirme le sentiment d’une partie de l’opinion selon lequel certains membres du gouvernement n’ont pas produit des résultats escomptés.
Pour ces observateurs l’insistance sur la nécessité d’un gouvernement d’action vise à marquer une rupture de méthode. Le message est clair : l’heure est aux résultats. Reste à voir comment cette exigence se traduira dans la pratique gouvernementale.
Miguel Elvis Voyemakoa
