Bangui, le 18 mai 2026 (RJDH) — Des cas de braquages à main armée ont été signalés ces derniers jours au quartier Ngongono 2, dans la 2ᵉ circonscription du 8ᵉ arrondissement de Bangui, selon des sources concordantes contactées le samedi 16 mai. Les présumés auteurs seraient des hommes en tenue, dont deux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), qui auraient été interpellés et conduits à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de Bangui.
La voie reliant l’Office national du matériel (ONM), près de la base aérienne de M’Poko, au marché tournant est aujourd’hui décrite comme un point sensible. Son état de dégradation avancée favoriserait des actes criminels, rendant le tronçon difficilement praticable et exposant les usagers à des attaques.
Des habitants interrogés rapportent des scènes récurrentes d’insécurité nocturne. « Chaque nuit nous ne cessons d’écouter des cris de détresse. Quelques heures plus tard, les jeunes du secteur retrouvent la pièce d’identité militaire d’un élément des FACA sur les lieux du drame », a témoigné une source riveraine.
Face à cette situation, des jeunes du quartier ont envisagé la mise en place d’un système d’auto-défense. Une initiative toutefois rejetée par certaines autorités locales pour des raisons de sécurité. « La majorité des braqueurs sont des éléments des FACA. Vous ne pouvez rien contre eux avec des gourdins, machettes ou lances. Ils utilisent des armes de guerre », a indiqué une source proche de l’administration locale.
Au-delà de l’insécurité, les riverains dénoncent également la dégradation environnementale de la zone : eaux stagnantes, insalubrité et odeurs nauséabondes contribuent à détériorer les conditions de vie des habitants.
Sur le plan juridique, il est rappelé que le Code pénal centrafricain prévoit de lourdes sanctions contre le vol à main armée, pouvant aller jusqu’à la peine capitale selon l’article 167, et les travaux forcés à perpétuité dans certaines circonstances aggravantes (article 168).
Auguste Bati-Kalamet
