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Accueil Politique Centrafrique : un présumé homosexuel, arrêté à Bangui encourt jusqu’à six mois de prison ferme

Centrafrique : un présumé homosexuel, arrêté à Bangui encourt jusqu’à six mois de prison ferme

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Bangui, le 13 mai 2026 (RJDH)— L’interpellation de GOTTO Leonel, alias « Joli Amina », remet au centre du débat la question de l’usage des réseaux sociaux et des limites fixées par la loi en matière de moralité publique en République centrafricaine.

‎Selon les faits relayés par la Police nationale, le suspect est poursuivi pour diffusion présumée de contenus à caractère obscène sur les réseaux sociaux. Les autorités judiciaires, à travers le parquet, ont saisi la DSPJ afin d’ouvrir une enquête et de procéder à son interpellation.

‎Sur le plan juridique, l’article 85 du Code pénal centrafricain sanctionne l’outrage public à la pudeur lorsqu’il est commis dans un lieu public. Le texte prévoit des peines allant d’un mois et un jour à six mois de prison ainsi qu’une amende.

‎« Toute personne qui aura commis un outrage à la pudeur dans un lieu public sera punie d’un emprisonnement d’un mois et un jour à six mois et d’une amende de 100.002 à 300. 000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement […]. »

‎Le texte ajoute également une disposition spécifique concernant les actes « contre nature » commis publiquement entre personnes du même sexe, avec des peines plus lourdes. « Toute acte contre nature commis dans un lieu ouvert au public avec un individu du même sexe sera considéré comme outrage public à la pudeur et puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 150.000 à 600.000 francs. »

‎Toutefois, cette affaire soulève une question importante : les réseaux sociaux peuvent-ils être considérés comme un « lieu public » au sens du Code pénal ? En pratique, les autorités semblent considérer que la diffusion publique de vidéos sur internet équivaut à une exposition au public, surtout lorsque les contenus deviennent accessibles à un grand nombre de personnes et provoquent une forte réaction sociale.

‎Mais au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire risque également d’alimenter le débat sur la liberté d’expression, la vie privée et la manière dont les lois anciennes s’adaptent aux réalités du numérique. Car si le Code pénal réprime certains comportements publics, son application aux réseaux sociaux reste un sujet sensible qui peut susciter différentes interprétations.

Majesté MADIAKOA

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