Bangui, le 10 mai 2026 (RJDH)—Plus de 460 personnes, dont une majorité d’enfants, ont fui plusieurs villages de la commune d’Am-Dafock, dans la préfecture de Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, à la suite de violences ayant provoqué un climat de peur et de représailles dans la région.
C’est une information humanitaire fournie par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires, couvrant la période du 29 avril au 05 mai 2026. Selon ledit rapport, ces déplacés proviennent principalement des villages de Tétembala, Charmout, Bierra et Goba. Ils ont trouvé refuge dans le village de Gnalida, où les conditions humanitaires demeurent préoccupantes, notamment pour les enfants qui représentent plus de 367 personnes parmi les déplacés recensés.
Ce mouvement de population fait suite à l’assassinat de quatre ressortissants soudanais dans la nuit du 11 au 12 avril 2026 à Bilibili, une localité située hors de l’axe principal reliant Birao à Am-Dafock. Les auteurs de cette attaque n’ont pas encore été identifiés.
Des habitants contactés par le RJDH indiquent que la peur de représailles a poussé plusieurs familles à abandonner leurs habitations pour chercher refuge dans des zones jugées plus sécurisées. Certaines personnes continueraient encore d’arriver à Gnalida, selon des sources communautaires.
Face à la montée des tensions, le comité de paix de Birao s’est rendu le 14 avril à Am-Dafock afin de mener une mission de sensibilisation et de médiation entre les communautés locales dans le but de prévenir une détérioration de la situation sécuritaire.
Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités locales n’a été rendue publique concernant les auteurs présumés des assassinats ni les mesures envisagées pour sécuriser les populations civiles dans cette partie du pays.
Cyrille Renaldi Wegue Nidi
