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Accueil Economie Centrafrique : La ruelle Monseigneur Grandin, en état de délabrement avancé, bloque l’accès à la brigade criminelle

Centrafrique : La ruelle Monseigneur Grandin, en état de délabrement avancé, bloque l’accès à la brigade criminelle

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Bangui, le 08 mai 2026 (RJDH)—La dégradation avancée de la ruelle Monseigneur Gradin, située devant la brigade criminelle en plein centre-ville de Bangui, suscite de vives inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux des citoyens. L’accès aux services publics, notamment à la justice et à la sécurité, devient de plus en plus difficile pour les usagers.

Sur place, le constat est alarmant. Entre la boue, les flaques d’eau stagnante et les nombreux nids-de-poule, la circulation est fortement perturbée. Cette situation affecte directement les populations qui fréquentent quotidiennement la brigade criminelle, estimées à plus d’une centaine de personnes par jour.

À cela s’ajoutent des milliers d’usagers qui empruntent cette voie chaque semaine pour leurs activités économiques et sociales. Florida Ngolesio, commerçante installée à proximité, témoigne : « Regardez comment c’est ici. Quand il pleut, on ne peut même pas passer. On est obligés d’enlever les chaussures ou de faire un grand détour. »

Selon plusieurs témoignages, cette situation constitue un véritable obstacle à l’exercice du droit d’accès à la justice, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Toubi, un riverain, s’en inquiète : « Nous rencontrons beaucoup de difficultés pour accéder à la brigade criminelle. Pendant la saison des pluies, la situation devient encore plus compliquée. »

Les conducteurs de mototaxis dénoncent également les risques d’accidents, soulevant ainsi la question du droit à la sécurité des usagers. Trésor, moto-taximan, explique : « Cette route abîme nos motos. Parfois, on tombe avec les clients. Si rien n’est fait, cela va continuer à provoquer des accidents. Nous venons chercher la justice, mais avant même d’arriver, nous souffrons déjà. C’est vraiment décourageant. »

Pour Sammick Koualet, responsable des ressources humaines de l’agence de communication AGORA, la situation est préoccupante et visible de tous. Selon lui, l’état de cette voie compromet non seulement la mobilité, mais aussi l’égalité d’accès aux services publics.

Au regard des principes des droits humains, l’État a la responsabilité de garantir un accès effectif aux services essentiels, notamment à travers des infrastructures adaptées. L’état de cette ruelle relance ainsi le débat sur le respect de ces engagements.

Face à cette situation, les habitants du centre-ville de Bangui appellent les autorités à une réhabilitation rapide de cette voie afin de garantir le droit à la mobilité, à la sécurité et à l’accès aux services publics.

Léa Theresia Manivela

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