Bangui, le 07 mai 2026 (RJDH)—La dégradation avancée de l’axe Bangui-Bangassou constitue une préoccupation majeure pour les populations du Mbomou. Réunie ce jeudi 07 mai à Bangui, l’Association pour le développement du Mbomou a dénoncé l’état critique de cette route et appelé les autorités à une intervention urgente.
La question a été soulevée au cours d’une conférence de presse organisée par cette association. Selon Vermon Bandassa, coordonnateur de la structure, les conséquences de cette situation sont multiples et affectent lourdement les habitants de la région.
« Notre région croule sous la misère. La population est pénalisée, car les routes ne sont plus praticables depuis plusieurs années. Cela impacte le prix des denrées de première nécessité. Les écoles sont à l’abandon faute d’enseignants qualifiés, compromettant ainsi la participation de nos enfants à la gouvernance, sans oublier la précarité de la prise en charge sanitaire. Toutes ces préoccupations résultent du manque de fluidité sur l’axe Bangui-Bangassou », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a lancé un appel à la Présidence de la République afin qu’une solution durable soit trouvée pour désenclaver cette partie du pays.
« Vu que le Mbomou regorge de plusieurs ressources naturelles, nous demandons au Président de la République que, durant cette 7e République, il fasse de l’axe Bangui-Bangassou sa toute première préoccupation afin que cette population puisse, elle aussi, contribuer au développement de la République centrafricaine comme les autres », a plaidé Vermon Bandassa.
Créée en 2012, l’Association pour le développement du Mbomou intervient dans les domaines humanitaire et du développement au profit des populations de cette préfecture. Elle affirme lutter contre toute forme de discrimination et précise qu’elle ne souhaite être ni un instrument politique ni un outil au service d’ambitions personnelles.
Guy Florentin Outiama
