Bangui, le 6 mai 2026 (RJDH) — Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Bangui, le président de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, principal opposant au pouvoir, a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérive de l’État » qui, selon lui, dépasse sa personne.
À l’origine de cette déclaration, un incident survenu le 5 mai à l’aéroport international de Bangui. Alors que son service de protocole effectuait les formalités pour son départ à destination d’Addis-Abeba, où il était invité par le président de la Commission de l’Union africaine à participer à une retraite sur le Fonds pour la paix (du 5 au 10 mai), il affirme avoir été empêché de voyager.
« Sur instruction du ministre de l’Intérieur, informé par le commissaire de l’aéroport de ce voyage, il m’a été clairement signifié que je n’avais droit à aucun passeport centrafricain et que j’étais interdit de sortir du territoire », a-t-il déclaré.
La situation se serait ensuite aggravée. « Le procureur de la République a immédiatement appelé les services de l’aéroport pour exiger que ce passeport lui soit remis afin d’être confisqué », a-t-il ajouté.
Selon lui, cet épisode s’inscrit dans une série d’actions dirigées contre sa personne. Déjà, au début du processus électoral du 28 décembre dernier, il affirme avoir subi plusieurs vexations qui l’ont contraint à renoncer à sa nationalité française.
Anicet Georges Dologuélé dit rester perplexe face à ce qu’il considère comme un acharnement du régime : « Je suis abasourdi par ces actes qui n’honorent pas la justice de notre pays », a-t-il conclu.
Majesté MADIAKOA
