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Centrafrique : Échec de la médiation face à la colère des enseignants contractuels à Bossangoa et Bria

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Bangui, le 6 mai 2026 (RJDH)—-La tentative de médiation engagée par les autorités locales n’a pas permis d’apaiser la grogne des enseignants contractuels du Fondamental 1 et 2 à Bossangoa, dans l’Ouham, et à Bria, dans la Haute-Kotto. Mobilisés depuis le lundi 4 mai, ces derniers maintiennent la pression pour exiger le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire ainsi que le renouvellement de leurs contrats arrivés à échéance.

À Bossangoa, les enseignants dénoncent notamment le non-paiement de cinq mois de salaire. Ils pointent également du doigt la situation de certains collègues considérés comme « abandons de poste », faute de prise en charge, et réclament des éclaircissements sur le nouveau contrat annoncé par leur ministère de tutelle. Selon eux, leur contrat actuel est arrivé à terme depuis le 4 avril dernier, sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise.

Malgré une rencontre avec le gouverneur de l’Ouham, Barthélémy Wilikon, la situation reste bloquée.

«Je ne peux pas parler de manifestation en tant que telle. Il s’agit plutôt d’une incompréhension. Nous avons échangé avec certains d’entre eux en présence des responsables éducatifs, et ils ont promis de reprendre les cours », a-t-il déclaré.

Une version que contestent implicitement les enseignants, qui affirment attendre une réponse concrète de Bangui avant toute reprise. « Nous allons observer les trois jours de préavis, puis huit autres jours conformément aux textes en vigueur », a indiqué l’un des grévistes, annonçant ainsi un possible durcissement du mouvement.

À Bria, dans la Haute-Kotto, la situation suit la même dynamique. Malgré les assurances de Fidèle Balendji, inspecteur académique, les enseignants restent sceptiques.

« Des dispositions ont déjà été prises au niveau du ministère pour régler ce problème », a-t-il assuré, évoquant des retards liés à des dysfonctionnements dans les systèmes de paiement, notamment ceux de BGFI Bank et de Orange Money.

Des explications jugées insuffisantes par les enseignants, qui conditionnent désormais toute reprise des cours au paiement effectif de leurs salaires et à la signature de nouveaux contrats.

Dans ces deux localités, le bras de fer se poursuit, au risque de perturber davantage le fonctionnement du système éducatif déjà fragilisé.

La Rédaction

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