dimanche, 10 mai, 2026
Bouton Direct avec lecteur audio
Lecteur audio : Direct
Bouton Direct avec lecteur audio
Lecteur audio : Direct
Accueil Société Centrafrique : à Kouango, des ex-combattants de l’UPC replongent dans le racket faute de prise en charge

Centrafrique : à Kouango, des ex-combattants de l’UPC replongent dans le racket faute de prise en charge

0 commentaires 210 vues

Bangui, le 06 mai 2026 (RJDH)—Dans la sous-préfecture de Kouango, à l’Est de Bangui dans la Ouaka, des ex-combattants de l’UPC pourtant engagés dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) suscitent de vives inquiétudes. Selon des informations recueillies par le RJDH, ces derniers, revenus du site de Maloum, se livrent à des actes de racket et s’imposent comme autorités parallèles dans certaines localités.

Les faits sont signalés notamment dans les villages de Sambagoudé et Ngoubanga, situés à environ 85 kilomètres de Kouango. D’après des sources locales, ces ex-éléments, bien que désarmés lors de leur passage à Maloum, ont repris certaines de leurs anciennes pratiques. Ils s’arrogent le rôle de chefs de village en tranchant des litiges contre paiement d’amendes et installent des check-points illégaux.

Selon les témoignages, les usagers des marchés hebdomadaires sont contraints de verser 1 000 francs CFA pour circuler, tandis que chaque commerçant doit s’acquitter d’une somme de 1 500 francs UPC . Une situation qui perdure depuis plus de six mois, d’après plusieurs habitants.

« Cela fait plus de six mois qu’ils ne respectent pas les principes du désarmement. Ils ne reconnaissent plus les chefs de village et s’imposent comme seuls décideurs dans la gestion des conflits. Ils érigent des barrières pour soutirer de l’argent aux populations », confie une source locale.

Contacté par le RJDH, le sous-préfet de Kouango, actuellement à Bangui, affirme avoir été informé de la situation, tout en précisant qu’il n’a pas encore pu vérifier les faits. Il promet toutefois de se prononcer après recoupement.

De leur côté, des sources militaires confirment avoir constaté ces pratiques lors d’une mission de supervision électorale dans la zone.

Une autre source, ayant requis l’anonymat, estime que ces dérives seraient liées à l’absence de suivi dans le processus DDRR. « Ces hommes ont été laissés pour compte. Aujourd’hui, faute d’accompagnement, ils retombent dans des pratiques illégales pour survivre », indique-t-elle.

Cette situation relance la question de l’efficacité et du suivi du programme DDRR dans les zones reculées du pays, où l’absence de réintégration effective continue d’alimenter l’insécurité.

La Rédaction

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00