Bangui, 4 mai 2026 (RJDH) — La Police nationale centrafricaine, à travers la Direction de la surveillance du territoire, a mis fin aux activités d’un réseau d’escroquerie opérant dans le quartier Sica III, à Bangui. L’information a été rendue publique ce lundi par la Direction générale de la police nationale.
Selon les autorités, le réseau agissait sous couvert d’une structure dénommée Génération Nouvelle pour le Changement Africa (GNC Africa). Cette organisation, qui opérait de manière clandestine, proposait de prétendues formations en entrepreneuriat et en marketing de réseau. Pour y accéder, les participants devaient verser des sommes importantes, fixées à 700 000 FCFA pour les ressortissants étrangers et 550 000 FCFA pour les nationaux.
Alertée par un citoyen, la Police nationale a rapidement dépêché une équipe sur les lieux. L’opération a permis l’interpellation de 28 personnes, dont 19 ressortissants congolais et 9 Centrafricains, parmi lesquelles quatre femmes. D’après les premiers éléments de l’enquête, ces personnes seraient en réalité des victimes de cette escroquerie.
Elles devraient être présentées au Procureur de la République en vue de leur libération. Parallèlement, les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’arrêter les véritables auteurs de cette fraude, actuellement en fuite, pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. L’information a été confirmée par le Contrôleur général de police Denis Mbaïguébé, Directeur de la surveillance du territoire.
Les principaux responsables du réseau auraient en effet quitté les lieux avant l’arrivée des forces de l’ordre. Face à ce type de pratiques, la Police nationale appelle la population à faire preuve de vigilance, notamment face aux offres promettant des gains rapides ou proposant des formations coûteuses sans garanties crédibles. Elle exhorte également toute personne victime ou témoin d’une tentative d’escroquerie à en informer sans délai les services compétents.
Rappelons que le Code pénal centrafricain, en son article 175, réprime l’escroquerie et prévoit des peines allant de deux à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre 4 000 000 de francs CFA. Ces sanctions peuvent être alourdies en cas de circonstances aggravantes.
Cyrille Renaldi
