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Centrafrique : quand un poteau de l’ENERCA écrase un jeune mototaximan, mais aucune réaction des autorités

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Bangui, le 2 mai 2026 (RJDH)—Deux jours après le drame survenu le 29 avril sur le boulevard du Général Charles-de-Gaulle, non loin de l’ambassade de France, le silence des autorités et de l’ENERCA continue de susciter incompréhension et indignation au sein de l’opinion publique. Aucun communiqué officiel n’a, à ce jour, été publié pour exprimer la compassion des autorités ou éclairer les circonstances de l’accident.

Le drame a coûté la vie à Michael Keko, 27 ans, conducteur de moto-taxi, après l’effondrement d’un poteau électrique appartenant à l’ENERCA. L’incident a également fait plusieurs blessés graves, dont un agent de la société..

Sur place, les premiers constats évoquent un poteau en béton visiblement défectueux, qui se serait brusquement écroulé alors qu’un agent de l’Enerca grimpe dessus, provoquant un choc d’une rare violence. Ce nouvel accident relance les inquiétudes sur l’état des infrastructures électriques et leur entretien en milieu urbain.

Plus de 48 heures après les faits, ni l’ENERCA ni les autorités compétentes n’ont communiqué officiellement sur l’accident, ni pour reconnaître les faits, ni pour exprimer leur solidarité envers les victimes et leurs familles, encore moins pour annoncer l’ouverture d’une enquête.

Ce mutisme est vivement critiqué par plusieurs observateurs, qui estiment qu’une réaction rapide aurait permis de marquer la compassion de l’État et de rassurer l’opinion publique sur la prise en charge du dossier.

Au-delà de la dimension technique, c’est surtout l’absence de réaction institutionnelle qui choque. Dans un contexte où la communication de crise est devenue essentielle, ce silence est perçu comme un manque d’empathie envers les victimes et leurs proches.

Pour de nombreux témoins, une simple déclaration officielle aurait suffi à reconnaître la gravité du drame, exprimer la solidarité nationale et annoncer des mesures d’enquête. À défaut, ce silence alimente un sentiment d’abandon et renforce la défiance envers les institutions publiques.

Ce drame soulève ainsi une double interrogation : celle de la responsabilité dans la gestion et la maintenance des infrastructures électriques, et celle de la capacité des autorités à répondre avec rapidité et humanité face aux tragédies qui frappent les citoyens.

En attendant, la famille de Michael Keko, orphelin de père et de mère, reste dans l’attente d’un geste officiel. Il vivait avec son jeune frère, dont il assurait seul la prise en charge.

Cyrille Renaldi

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