Bangui, le 30 avril 2026—C’est une véritable bataille que se livrent des leaders de la musique centrafricaine sur les réseaux sociaux. A la base, une question de visa français dans lequel serait impliqué un cadre de l’ambassade à Bangui.
La France est redevenue une destination prisée des artistes et musiciens centrafricains. Cet engouement s’est renforcé avec l’arrivée de Armand Touaboy à la présidence de l’Union des Musiciens Centrafricains et le constant soutien de l’ambassade aux initiatives culturelles.
Tout part le 27 avril 2026 avec une vidéo dans laquelle l’artiste Jean Paul MBélé dit Ozaguin d’être à l’origine du refus de visas à une quinzaine d’artistes qui devraient se rendre en France avec lui.
Ce jeune artiste proche du Président de l’UMC se rétracte le lendemain et attaque son mentor qui quelques heures plus tard fait une sortie sur les réseaux sociaux pour confirmer l’implication de Ozaguin dans le dossier dit de refus de visas.
Depuis, c’est des attaques et contre-attaques sur les réseaux sociaux, signe d’un profond malaise à la base duquel se trouve la question de l’obtention ou non de visa pour la France. Les noms de plusieurs acteurs de premier plan de la culture et de la musique centrafricaine sont cités entre autres Armand Touaboy, Gervais Lakosso, Landry Betto alias Ngoutiwa et plusieurs autres acteurs vivant en Europe.
Ce n’est pas la première fois que le monde culturo-musical centrafricain est secoué par des crises internes. L’an dernier, plusieurs acteurs ont dû quitter l’organisation suite au processus électoral ayant conduit à l’arrivée de Armand Touaboy comme Président de l’Union des Journalistes Centrafricains.
Ce rebondissement risque non seulement d’accentuer la division qui mine ce secteur mais compliquer d’avantage la sortie des artistes et musiciens centrafricains pour la France où beaucoup se font des sous.
RJDH
