Bangui, 30 avril 2026 (RJDH)—L’Assemblée nationale a clôturé, ce jeudi, sa première session ordinaire de l’année 2026, marquant la fin de la 7ᵉ législature (2021-2026), dans un contexte dominé par le processus électoral et une faible production législative.
Selon le président de l’institution, Simplice Mathieu Sarandji, la session, écourtée à deux mois contre trois habituellement, a été fortement impactée par l’implication de plusieurs députés dans les activités de campagne électorale. Cette situation n’a permis l’adoption d’aucun texte de loi.
Les travaux de révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ont également été suspendus après quelques séances, en attendant leur reprise au cours de la prochaine législature.
Sur le plan diplomatique, le président de l’Assemblée nationale a indiqué avoir participé à la 17ᵉ Conférence des présidents des parlements de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, tenue du 7 au 9 avril à Lomé, au Togo. Cette rencontre a porté sur le renforcement de la coopération interparlementaire et la promotion des valeurs démocratiques.
Deux rencontres internationales ont également été évoquées, notamment avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), axées sur les droits humains et les questions de santé reproductive.
La session a également été marquée par des échanges sur les défis sociaux persistants, notamment les violences basées sur le genre, les mariages précoces et les mutilations génitales féminines, que les autorités disent en recul progressif.
La cérémonie de clôture ouvre désormais la voie à l’installation de la 8ᵉ législature. Le président de l’Assemblée nationale a félicité les députés réélus et appelé à la poursuite des efforts de consolidation institutionnelle.
Festus Junior Modomté
