Bangui, 29 avril 2026 (RJDH)—La Division des droits de l’homme de la MINUSCA, en partenariat avec des organisations de la société civile, organise du 28 au 30 avril à Bangui un atelier méthodologique consacré à l’élaboration d’outils de collecte et d’analyse de données.
L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des acteurs locaux afin de mieux mesurer l’impact des actions liées à la promotion de la politique nationale des droits de l’homme sur le terrain.
Selon Mory Sangaré, officier des droits de l’homme au sein de l’unité Justice transitionnelle, Appui institutionnel et Coopération technique, cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de la mission onusienne visant à consolider la gouvernance des droits humains en République centrafricaine.
Il précise que cet atelier vise à professionnaliser davantage les organisations de la société civile et à améliorer leur capacité d’intervention. « Il s’agit de renforcer leurs compétences pour qu’elles puissent mieux analyser et documenter les situations sur le terrain », a-t-il indiqué.
La démarche repose sur la politique nationale des droits de l’homme, qui constitue le cadre de référence de l’appui du système des Nations Unies au gouvernement centrafricain. Elle met un accent particulier sur la protection des populations civiles et leur implication dans la consolidation d’un environnement propice à la paix et à la stabilité durable.
Cette année, l’exercice connaît une évolution notable : les participants sont désormais formés non seulement à collecter des données, mais aussi à évaluer l’impact concret de leurs actions. « Il ne s’agit plus seulement de sensibilisation, mais également de mesurer les résultats et de les documenter de manière rigoureuse », a précisé Mory Sangaré.
Au total, six consortiums regroupant chacun entre cinq et sept organisations prennent part à cet atelier. Ils travaillent sur des thématiques prioritaires telles que la détention et les droits en milieu carcéral, la justice transitionnelle, l’espace civique, la lutte contre les discours de haine, ainsi que la protection des femmes et des enfants.
À l’issue des travaux, chaque consortium devra élaborer un mini-plan d’évaluation avant de mener des missions de terrain. Les données recueillies seront ensuite consolidées en rapports de plaidoyer, qui seront regroupés dans un document global destiné à être présenté lors d’un forum de haut niveau réunissant autorités nationales, partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile.
Cette initiative intervient dans un contexte où le plan quinquennal de mise en œuvre de la politique nationale des droits de l’homme arrive à échéance en 2027, ouvrant la voie à une évaluation globale en vue de son éventuelle actualisation ou renouvellement.
Vivien De Capistran Nvale
