Bangui, le 29 avril 2026 (RJDH) — Une affaire de violence sexuelle présumée impliquant un expatrié libanais de la société Mercure Logistique Centrafrique (MLC) suscite une vive indignation à Bangui. L’organisation de la société civile I GWE exige « vérité, justice et réparation » après la dénonciation d’un viol présumé sur une employée centrafricaine.
Selon les informations rendues publiques par l’ONG, les faits se seraient déroulés le samedi 25 avril 2026, sur le site de l’entreprise situé au PK26, sur la route de Boali, pendant les heures de service. La victime, dont l’identité est gardée confidentielle pour préserver sa dignité, aurait formellement identifié son agresseur présumé, un ressortissant libanais employé comme personnel expatrié.
I GWE exprime « une profonde indignation » face à la gravité des accusations et condamne fermement toutes les formes de violences faites aux femmes, en particulier les violences sexuelles, qualifiées de « violations graves des droits humains ». L’organisation rappelle que la loi centrafricaine sur la protection de la femme impose à toutes les structures de garantir la sécurité et l’intégrité des femmes.
Mais au-delà des faits eux-mêmes, c’est la disparition rapide du suspect qui alimente les interrogations. D’après I GWE, ce dernier aurait quitté le territoire centrafricain dès le dimanche 26 avril, soit au lendemain des faits, dans des conditions jugées « floues et incompréhensibles ». Une situation qui soulève des soupçons de défaillances dans les mécanismes de contrôle, voire d’éventuelles complicités.
L’ONG annonce l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire. Elle affirme également que la société Mercure Logistique Centrafrique est déjà citée dans une précédente affaire de harcèlement sexuel, impliquant l’un de ses responsables techniques, dossier toujours en instance.
Face à cette situation, I GWE, dénonce avec vigueur les faits de viol présumé ;
condamne toute tentative d’entrave à la justice, exige des explications sur les conditions de sortie du suspect, appelle à une enquête judiciaire « impartiale, transparente et crédible », annonce son intention d’engager des poursuites judiciaires pour obtenir justice.
« Nul n’est au-dessus de la loi, quelle que soit sa nationalité ou son statut », martèle l’organisation, qui insiste sur la nécessité de lutter contre l’impunité pour renforcer l’État de droit en République centrafricaine.
I GWE assure qu’elle suivra de près l’évolution de ce dossier et promet d’informer régulièrement l’opinion publique.
La rédaction
