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Centrafrique : le Fonds au profit des victimes de la CPI dresse le bilan de cinq ans d’appui aux victimes de violences sexuelles liées au conflit

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BANGUI, le 28 avril 2026 (RJDH)—De 2020 au 31 décembre 2025, le Fonds au profit des victimes (FPV) a aidé 10 457 victimes de violences sexuelles liées au conflit, dont 9 169 femmes et 1 288 hommes, victimes directes. À cela s’ajoutent 4 403 victimes indirectes, notamment les enfants nés de viols et les membres des familles des victimes. Au total, 27 sites ont été créés dans six provinces ainsi que dans la ville de Bangui.

Les violences sexuelles liées au conflit ont eu un impact sur la santé physique et mentale des personnes touchées par la crise. La détérioration de leur état de santé entraîne souvent stigmatisation et marginalisation, ce qui affecte leur vie sociale et économique.

C’est dans ce contexte que le Fonds au profit des victimes, en partenariat avec la CPI, a mis en place un programme structuré autour de cinq axes à savoir: le soutien médical, l’accompagnement psychologique et psychosocial, l’appui spécifique aux enfants nés de viol, le renforcement de la résilience socio-économique et la promotion de la masculinité positive.

Un budget annuel de 800 000 euros a été mobilisé pour répondre aux besoins de ces personnes vulnérables. Cinq partenaires ont été sélectionnés pour assurer la mise en œuvre du programme à court, moyen et long terme. La gestion du Fonds se fait conformément aux règles de transparence.

Les bénéficiaires ont développé des stratégies pour sortir de leur situation de dépendance en créant des activités génératrices de revenus. « Certaines personnes ont développé des activités probantes qui ont rehaussé leur niveau de vie. Albertine, une des survivantes, a utilisé son soutien financier pour créer un jardin d’enfants et une école primaire. Aujourd’hui, elle dispose d’une équipe d’éducateurs qui accueille chaque jour 150 enfants orphelins de 2 à 16 ans », lit-on dans le document publié par la section du FPV à Bangui.

Le Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI) a ainsi mis en œuvre, sur une période de cinq ans, plusieurs activités visant la réinsertion socio-économique et l’amélioration des conditions de vie des victimes.

Auguste Bati-Kalamet

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