Bangui, le 27 avril 2026 (RJDH)—, L’archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, a réagi pour éclairer l’opinion des fidèles catholiques ainsi que celle de la population centrafricaine, à la suite des deux nominations intervenues le samedi 25 avril 2026 par le pape Léon XIV.
Ces décisions du Saint-Siège interviennent dans un contexte marqué par la circulation, ces derniers jours, d’informations dans certains médias et sur les réseaux sociaux évoquant de supposées tensions entre l’archidiocèse de Bangui, notamment le Cardinal Nzapalainga, et le Saint-Siège.
Dans sa mise au point, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga explique que ces nominations répondent avant tout à une évolution pastorale et organisationnelle de l’Église locale. « Nous sommes passés de 20 à 31 paroisses en milieu urbain et de 5 à 9 paroisses en zone rurale », a-t-il précisé.
Il souligne également que cette décision est conforme aux dispositions du droit canonique. Citant le canon 403, paragraphe 3, il rappelle que « si cela paraît opportun, le Saint-Siège peut constituer d’office un évêque coadjuteur muni de facultés spéciales ». Celui-ci bénéficie notamment du droit de succession et travaille en communion avec l’archevêque métropolitain.
Selon lui, la nomination d’un archevêque coadjuteur vise à renforcer la vision pastorale, l’organisation ainsi que la gestion administrative et financière de l’archidiocèse de Bangui, conformément aux canons 405 paragraphes 1 et 2.
Pour rappel, le Saint-Père Léon XIV a nommé le Révérend Père Joseph Samedi comme archevêque coadjuteur de l’archidiocèse de Bangui. Par ailleurs, il a érigé la province ecclésiastique de Berbérati, avec siège métropolitain archiépiscopal à Berbérati. Cette nouvelle province, deuxième siège épiscopal le plus ancien du pays après Bangui, regroupe les diocèses suffragants de Bouar, Bossangoa et Mbaïki.
Ces décisions ont été rendues publiques le samedi 25 avril 2026 par la Nonciature apostolique en République centrafricaine.
Christelle Gazambeti, née Fandoma
