Bangui, 24 avril 2026 (RJDH)—Le ministère du Commerce et de l’Industrie renforce ses contrôles et impose désormais l’installation d’enseignes lumineuses sur les façades des établissements commerciaux. Une mesure qui s’inscrit dans une série d’actions visant à améliorer la qualité des produits et la sécurité des consommateurs.
Dans une interview exclusive accordée à Radio Fréquence RJDH, Aristide Kpenga, Directeur général du Commerce et de la Consommation, a expliqué que ces opérations ont permis de retirer du marché plusieurs produits impropres à la consommation. « Nous avons saisi des quantités importantes de pain, de produits pharmaceutiques et de produits alimentaires que nous avons détruits », a-t-il indiqué, précisant que ces contrôles ont été menés à Bangui ainsi qu’en province, notamment à Sibut et Mbaïki.
Le responsable souligne que la destruction des produits saisis répond aux exigences légales. « La loi est claire : les produits impropres à la consommation doivent être retirés et détruits », a-t-il insisté, rejetant toute idée de redistribution, même à des personnes détenues, au nom du respect de la dignité humaine.
Parallèlement, le ministère impose désormais aux commerçants de doter leurs établissements d’enseignes lumineuses. Cette mesure vise à faciliter l’identification des commerces, renforcer la sécurité publique et contribuer à l’embellissement de la ville.
« D’abord, il s’agit d’une exigence légale. Ensuite, cette mesure permet d’identifier clairement et de manière uniforme les différents établissements commerciaux. Elle constitue également un outil de visibilité et de promotion pour les opérateurs économiques. Troisièmement, elle contribue au renforcement de la sécurité publique. Lorsqu’on circule la nuit, il devient difficile d’identifier les commerces si tout est plongé dans l’obscurité. Enfin, il s’agit aussi d’une question esthétique, qui participe à l’embellissement de la ville. Toutes ces raisons expliquent la prise de l’instruction ministérielle n°325 du 10 avril 2026 » a expliqué Aristide Kpenga.
Il poursuit que certains évoquent le problème de l’électricité, très débattu sur les réseaux sociaux, « il existe des alternatives, notamment l’énergie solaire, avec des équipements accessibles à des coûts relativement abordables, parfois à partir de 10 000 à 15 000 francs CFA.», a expliqué Aristide Kpenga.
Un délai de deux semaines a été accordé aux opérateurs économiques pour se conformer à cette obligation. Passé ce délai, des sanctions sont prévues. « La non-observation de cette mesure est punissable d’une amende allant de 100 000 à 150 millions de francs CFA, selon la taille de l’entreprise », a précisé le directeur général, citant les dispositions du code de commerce.
Toutefois, des mesures d’assouplissement sont envisagées pour les petits commerces situés dans des zones reculées. En revanche, les établissements installés sur les grands axes ou disposant de moyens financiers importants devront se conformer strictement à la réglementation.
Cyrille Renaldi Wegue Nidi
