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Accueil Politique Centrafrique : Tensions à Bogangolo à la veille du second tour des législatives, le président du démembrement de l’ANE en sécurité chez des militaires

Centrafrique : Tensions à Bogangolo à la veille du second tour des législatives, le président du démembrement de l’ANE en sécurité chez des militaires

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Bangui, le 26 avril 2026 (RJDH) — La fin de la campagne électorale dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko a été marquée par des tensions à Bogangolo, à la veille du second tour des élections législatives. Le président local de l’Autorité nationale des élections (ANE) affirme avoir été publiquement pris pour cible par un candidat déchu, au point de se réfugier auprès des forces de défense et de sécurité.

Selon le responsable local de l’ANE, les faits remontent à la période précédant le premier tour. « J’avais organisé les élections du premier tour et tout s’était bien déroulé. Mais la veille du scrutin, un candidat, en la personne de Luc Dimanche m’a appelé pour tenter de m’intimider, en mettant en avant son appartenance politique. Il a ensuite essayé de me corrompre, ce que j’ai refusé », explique-t-il.

D’après lui, cette situation aurait créé des tensions persistantes. Le candidat, Luc Dimanche, aujourd’hui éliminé, a décidé de soutenir un autre prétendant au second tour, Pierre Selessoui. « Le dernier jour de la campagne, lors d’un meeting public le 24 avril, il m’a attaqué verbalement devant la population et a cherché à monter les autorités locales contre moi », poursuit-il.
Se disant menacé, le responsable électoral indique avoir alerté sa hiérarchie ainsi que la Minusca, avant d’être autorisé à se mettre à l’abri dans une base militaire. « J’ai été contraint de rejoindre les forces de défense et de sécurité pour ma sécurité. Malgré cela, le processus électoral suit son cours normal », assure-t-il.

Contacté par le RJDH, le candidat mis en cause, Dimanche Luc, rejette toute accusation de menace. « Il n’y a eu aucune intimidation. Nous l’avons simplement mis en garde publiquement par rapport à ce qui s’est passé au premier tour. C’était un meeting ouvert, sans insultes ni menaces », affirme-t-il.

Ce dernier évoque plutôt un contentieux ancien avec le responsable local de l’ANE. « J’avais introduit un recours auprès du Conseil constitutionnel après le premier tour, dans lequel il était cité. Je considère qu’il n’a pas été impartial et qu’il soutient un candidat », soutient-il, dénonçant une supposée partialité dans le processus.

De son côté, le porte-parole de l’ANE, contacté par le RJDH, dit ne pas avoir été informé de ces incidents dans un premier temps. Après vérification auprès du superviseur de l’Ombella-M’Poko, il a indiqué qu’« aucun incident majeur n’a été signalé à Bogangolo ».
Malgré ces versions divergentes, la situation sur place reste sous surveillance, dans un climat apaisé à quelques heures et le jour même du scrutin, ce dimanche 26 avril 2026 à Bogangolo.
La rédaction

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