Bangui, le 24 avril 2026 (RJDH)—Une mission conjointe d’évaluation des besoins humanitaires, menée du 15 au 19 avril sur les axes Bocaranga–Mann–Ngaoundaye–Ndim, dresse un constat préoccupant dans les préfectures de la Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé.
Selon les organisations humanitaires engagées dans cette mission, les populations font face à un risque élevé d’insécurité alimentaire. En cause : la destruction des cultures par le bétail, les retards du calendrier agricole liés à la transhumance prévue en juin et les difficultés d’accès aux marchés, aggravées par l’état dégradé des routes.
La situation sécuritaire reste également tendue. Les conflits liés à la transhumance constituent le principal risque de protection et ont causé une dizaine de morts entre novembre 2025 et avril 2026. Les femmes demeurent particulièrement exposées aux violences basées sur le genre, notamment les mariages précoces et forcés.
Par ailleurs, l’accès à l’eau potable est fortement limité, avec environ 80 % des forages hors service. Le manque de latrines accroît les risques sanitaires dans les communautés.
L’accès aux soins de santé reste critique, surtout à Bezéré, Ndim et Ngaoundaye. Cette situation entraîne des cas de mortalité maternelle et expose les populations à des risques de flambées épidémiques, notamment de méningite et de rougeole.
Face à cette situation, les organisations humanitaires appellent à une mobilisation urgente pour répondre aux besoins des populations affectées.
La Rédaction
