Bangui, le 23 avril 2026 (RJDH) — L’organisation Eduk Media, engagée dans l’éducation aux médias et à l’information, a organisé ce mercredi à Bangui un atelier de sensibilisation consacré à la lutte contre la désinformation sensible au genre. La rencontre a réuni des représentants des médias, de la société civile ainsi que des structures spécialisées dans la lutte contre les fausses informations.
L’objectif principal de cette session était de mieux comprendre le concept de désinformation genrée, ses mécanismes, et de renforcer les capacités des participants à identifier, déconstruire et combattre les contenus trompeurs fondés sur des stéréotypes de genre.
Selon Blaise Pascal, fondateur et formateur d’Eduk Media, « la désinformation genrée est un concept à la croisée de la désinformation, des questions de genre, des réseaux sociaux et de l’environnement numérique ».
De son côté, Thejoce Séverin Garba, coordonnateur d’Eduk Media en Centrafrique, a souligné l’impact ciblé de ces pratiques : « La désinformation genrée vise à discréditer, intimider et réduire au silence, en particulier les femmes engagées dans l’espace public. Nous avons réuni les acteurs afin d’identifier ces cas et de mieux les combattre ensemble. »
Au cours de l’atelier, plusieurs exemples concrets ont été présentés aux participants, notamment des photos manipulées, des rumeurs sur la vie privée et des commentaires sexistes diffusés comme de l’information, particulièrement en période électorale sur les réseaux sociaux centrafricains.
La rencontre a mobilisé un public diversifié composé de professionnels des médias, blogueurs, chercheurs, influenceurs, responsables d’ONG ainsi que des organisations de défense des droits des femmes.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Desinfox Réseau », mis en œuvre dans plusieurs pays africains, dont la République centrafricaine et le Tchad.
Miguel Elvis Voyemakoa
