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Accueil Société Centrafrique : Surpopulation carcérale, une violation des droits des détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba

Centrafrique : Surpopulation carcérale, une violation des droits des détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba

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Bangui, le 21 Avril 2026 (RJDH) — Environ 1300 détenus enregistrés à la maison centrale de Ngaragba, dont 16 mineurs de moins de 18 ans pour un espace prévus pour 350 personnes. Une situation qui entraine différentes sortes de violation des droits des détenus est déplorée ce mardi 21 avril 2026 par l’Action Universitaire pour les Droits de l’Homme.

Lors d’une visite de monitoring effectuée la semaine dernière par Action des Universitaires pour les Droits de l’Homme (AUDH), à la maison d’arrêt de Bimbo et de Ngaragba, plusieurs cas de violation des droits des détenus ont été constatés, enregistrés et documentés. L’insuffisance alimentaire, le manque de prise en charge médicale adéquate en est l’exemple.

Une surpopulation décriée pendant longtemps persiste dans ce centre de détention, où environ 1300 détenus sont incarcérés à la maison centrale de Ngaragba, 16 mineurs en conflit avec la loi y sont confondus avec les adultes, «  les enfants ne peuvent pas cohabiter avec les adultes dans un même quartier pénitentiaire. Des brigands, des voleurs, certaines personnes vivant avec des maladies contagieuses peuvent impacter sur l’avenir de ces enfants », a déploré Evodie Kossangaté, membre de l’Association Action Universitaire pour les Droits de l’Homme (AUDH).

Par ailleurs, il est curieux de constater poursuit-elle que le décret présidentiel de 2025 ordonnant la mise en liberté de 400 prisonniers n’avait pas été appliqué dans sa totalité, « 11 personnes seulement ont été libérées alors qu’il s’agit de 400 prévues pour la grâce présidentielle. Pourquoi les textes officiels, voire présidentiels souffrent d’application. De surcroît, des détenus libérés sont encore en prison pour manque d’ordre de mise liberté », a-t-elle martelé.

Elle a réitéré qu’une légère amélioration est constatée à la maison d’arrêt de Bimbo, « la situation des femmes détenues de Bimbo s’est légèrement améliorée. Elles dorment sur des lits, leur nombre est raisonnable, mais la quantité de l’alimentation reste un problème », a regretté Evodie Kossangaté.

Plusieurs rapports des organisations de la Société civile ont été déposés auprès des autorités compétentes pour qu’une solution favorable soit envisagée. Le non-respect d’application des textes garantissant le bien être des détenus est une forme de violation des droits des détenus.

Auguste Bati-Kalamet

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