Bangui, le 20 avril 2026 (RJDH) — La réforme du marché intérieur des hydrocarbures s’impose comme un dossier prioritaire dans le partenariat entre la République centrafricaine et le Fonds monétaire international (FMI). Cette question a été au centre des échanges entre le ministre des Finances et du Budget et le Directeur du Département Afrique du FMI, le 17 avril, en marge des réunions de printemps de l’institution.
Selon les autorités centrafricaines, cette réforme est considérée comme un levier stratégique pour améliorer la transparence dans la gestion du secteur, renforcer la gouvernance économique et garantir une meilleure soutenabilité des finances publiques. Elle s’inscrit dans le cadre du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Lors de cette rencontre, le représentant du FMI a insisté sur l’importance d’accélérer la mise en œuvre de cette réforme structurante, jugée déterminante pour consolider les acquis économiques du pays. « Des progrès tangibles dans ce domaine sont essentiels pour la poursuite du programme », a-t-il indiqué, en lien avec l’examen des cinquième et sixième revues combinées.
De son côté, le ministre des Finances a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes engagées, tout en soulignant la nécessité de prendre en compte les réalités économiques nationales. Il a également exprimé la disponibilité des autorités à travailler étroitement avec les équipes du FMI pour finaliser les ajustements nécessaires.
Au-delà de la question des hydrocarbures, les discussions ont porté sur l’état d’avancement global du programme économique, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.
Cette convergence de vues autour de la réforme du secteur pétrolier illustre la volonté commune de Bangui et du FMI de faire de ce chantier un pilier de la stabilité macroéconomique et du redressement financier du pays.
La Rédaction
