Bangui, le 20 avril 2026 (RJDH)—Des poursuites judicaires seront engagées contre 600 jeunes qui, selon le gouvernement, auraient présenté de faux diplômes pour leur intégration dans la fonction publique. Sur instruction du Premier Ministre, le Ministre d’Etat à la justice a demandé ce 20 avril 2026 au parquet de Bangui d’engager des actions contre les suspects.
Le 04 avril 2026, 4 jours seulement après l’investiture du Président de la République et au moment où la question de la démission du Premier Ministre tenait l’opinion, le locataire de la primature lançait l’histoire de faux diplômés des intégrés dans la fonction publique. C’était justement, un clin d’œil au nouveau Président qui, le 30 mars 2026 faisait de la lutte contre ce fléau un de ces objectifs prioritaires.
C’est à la fois un signal pour attirer l’attention du tout puissant de la République mais aussi un coup de communication au moment où toutes les positions dépendent que de la seule volonté de Touadéra.
Deux semaines après, voilà que le Ministre d’Etat à la justice entre en jeu et instruit le parquet d’engager des actions contre ces 600 jeunes qui, selon les informations du RJDH seraient déjà intégrés dans la fonction publique. Ce qu’il faut relever, c’est que le processus d’intégration a été conduit par le Premier Ministre via son Directeur de Cabinet qui est le Président du comité.
La seule question. Pourquoi n’être pas assuré de l’authenticité des diplômes des candidats avant leur intégration dans la fonction publique ? La primature qui a, à sa disposition les structures de l’Etat chargées de jouer ce rôle, pouvait le faire en temps réel avant que les Arrêtés d’intégration ne soient signés.
Ce comité a manqué à son devoir et cherche non seulement à se rattraper mais à se présenter comme étant acteur de la lutte contre les faux diplômes. Les motivations sont claires : attirer l’attention du Président de la République en ces derniers moments afin de garantir son maintien à la primature. Il s’agit plus d’un coup de communication intéressé qu’une véritable ambition de lutte contre un phénomène qui pourtant fait école dans l’administration depuis des années et surtout ces quatre dernières années.
Le sort de chacun dépend aujourd’hui de Touadéra qui seul décidera de qui garder et qui faire partir. Dans ces conditions que l’on soit Président de l’Assemblée Nationale, Premier Ministre, Ministre…il lui fait envoyer des signaux positifs en ces moments décisifs. C’est ce que Moloua tente et l’on ne saurait le lui reprocher.
RJDH
